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jeudi 19 février 2026

Coface voit une croissance mondiale à 2,6 % en 2026

L’économie mondiale aborde 2026 dans un climat de tension accrue, entre résilience confirmée et incertitudes persistantes. Dans son dernier rapport, Coface dresse le tableau d’une croissance qui ralentit sans rompre, sur fond de risques géopolitiques, financiers et sociaux toujours élevés .

La progression attendue du PIB mondial s’établit à 2,6 pour cent en 2026, après 2,8 pour cent en 2025. L’an dernier, la mondialisation a montré une capacité d’adaptation inattendue. Les entreprises, notamment les plus exposées à l’international, ont absorbé des chocs tarifaires finalement moins sévères qu’anticipé. Le commerce mondial a même surpris avec une hausse de 3,9 pour cent des volumes échangés en 2025.

Le décor reste toutefois instable. Les tensions géopolitiques s’étendent de l’Amérique latine au Moyen-Orient, tandis que les niveaux d’endettement et de valorisation des actifs alimentent un risque financier durable. Aux États-Unis, la croissance devrait atteindre 2,2 pour cent, soutenue par la consommation malgré une hausse de 15 pour cent des défaillances d’entreprises au second semestre 2025. Dans la zone euro, l’activité progresserait autour de 1 pour cent, avec une Allemagne tirée par l’investissement et une France freinée par un déficit public supérieur à 5 pour cent du PIB.

En Asie, la Chine verrait son rythme ralentir à 4,4 pour cent, alors que l’Inde confirme sa dynamique avec une croissance attendue de 6,1 pour cent. Les prix du pétrole, eux, devraient reculer vers 60 dollars le baril de Brent en 2026, dans un contexte d’offre abondante et de demande modérée, limitant les tensions inflationnistes.

Coface a procédé à plusieurs ajustements d’évaluations pays. Six reclassements à la hausse ont été enregistrés, dont le Chili, la Pologne et la Suède, tandis que le Sénégal a été déclassé en raison d’une dérive budgétaire et d’un endettement jugé préoccupant.

Pour l’assureur-crédit, 2026 s’annonce comme une année charnière. La croissance mondiale tient, mais elle évolue désormais sur une ligne de crête, exposée à des chocs potentiels multiples, qu’ils soient économiques, politiques ou climatiques.

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