Accueil Maroc Conflit au Moyen-Orient : Nadia Fettah Alaoui rassure sur les répercussions (Vidéo)

Conflit au Moyen-Orient : Nadia Fettah Alaoui rassure sur les répercussions (Vidéo)

Conflit au Moyen-Orient : Nadia Fettah Alaoui rassure sur les répercussions (Vidéo)

Le Maroc se tient pleinement prêt à faire face aux éventuelles répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur son approvisionnement énergétique. La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, a assuré que le Royaume dispose d’un plan d’action solide, de marges de manœuvre financières et de mécanismes éprouvés pour préserver la stabilité économique et protéger les citoyens contre toute perturbation.

Interrogée sur les conséquences potentielles du conflit, la ministre a souligné que le Royaume, bien qu’inséré dans la chaîne énergétique mondiale et dépendant des importations d’hydrocarbures, dispose de mécanismes pour amortir les chocs.

« Nous déplorons cette crise. Nous sommes clairement dans la chaîne globale et nous importons nos hydrocarbures. Nous sommes prêts à d’éventuels impacts sur notre économie. Ces dernières années, nous avons malheureusement dû activer nos boucliers pour protéger les populations vulnérables. Nous disposons également de réserves de change, d’un mix énergétique de plus en plus vert et d’une économie qui a prouvé sa résilience », a déclaré Nadia Fettah.

La ministre a insisté sur l’existence d’un dispositif d’anticipation en cas de prolongation du conflit. « En toute responsabilité, nous avons le plan d’action qu’il faut », a-t-elle affirmé, tout en exprimant l’espoir d’une crise de courte durée.

Un baril déjà au-dessus des prévisions budgétaires

Sur le plan concret, Nadia Fettah Alaoui a reconnu que le Maroc subit déjà la hausse des prix du pétrole. La loi de finances avait été élaborée sur la base d’un baril à 65 dollars, alors que les cours avoisinent actuellement les 85 dollars.

Concernant le gaz, la ministre a précisé que sa consommation au Maroc est essentiellement domestique, limitant ainsi l’ampleur de l’impact. « Cela a un impact que nous pouvons contenir avec nos finances publiques, et nous espérons ne pas avoir à le faire durablement », a-t-elle expliqué.

Sur le point de l’attractivité du Maroc auprès des investisseurs étrangers, notamment français, Nadia Fettah Alaoui a assuré que le conflit en Iran ne remet pas en cause la confiance dont bénéficie le Royaume. La ministre a souligné que la stabilité macroéconomique du pays, conjuguée à la montée en puissance de son tissu industriel, continue de consolider sa position comme destination privilégiée pour les investissements internationaux.

Les tensions autour du détroit d’Ormuz

Le contexte international demeure préoccupant. La guerre en Iran alimente les craintes d’une flambée des cours du pétrole, notamment après l’annonce par Téhéran de l’interdiction de navigation dans le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique concentre près de 20 % du trafic mondial de pétrole, dont une large part des exportations des pays du Golfe.

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