Crédit du Maroc a poursuivi sa dynamique de croissance au premier trimestre 2026, avec un résultat net part du groupe de 272 millions de dirhams, en hausse de 37,2 pour cent par rapport à la même période de 2025. Le Conseil de Surveillance de la banque s’est réuni le 14 mai, sous la présidence de Mohamed Hassan Bensalah, pour examiner l’activité et les comptes arrêtés au 31 mars 2026.
L’activité commerciale reste orientée à la hausse. Les encours de crédits ont progressé de 6,7 pour cent sur un an pour atteindre 60,5 milliards de dirhams à fin mars. Les financements destinés aux entreprises se sont établis à 37 milliards de dirhams, en hausse de 8,2 pour cent, portés notamment par le crédit-bail, les crédits à la promotion immobilière et les crédits à l’équipement.
Les crédits aux ménages ont, de leur côté, augmenté de 4,1 pour cent pour atteindre 22,4 milliards de dirhams. Cette évolution a été soutenue par les crédits à l’habitat, en progression de 2,6 pour cent, et les crédits à la consommation, qui ont gagné 10,5 pour cent sur un an.
La collecte bilan affiche également une hausse notable. Les ressources de la clientèle consolidées se sont élevées à 62,6 milliards de dirhams à fin mars 2026, soit une progression de 9,8 pour cent sur douze mois. Cette performance s’explique principalement par la bonne tenue des ressources à vue, en hausse de 14,8 pour cent à 46,2 milliards de dirhams.
Le produit net bancaire consolidé a atteint 928 millions de dirhams au premier trimestre, en croissance de 4,2 pour cent. La marge nette d’intérêt a progressé de 12,7 pour cent à 739 millions de dirhams, portée par l’intensification de l’activité, l’optimisation du coût de la ressource et la contribution de Crédit du Maroc Leasing et Factoring. La marge sur commissions s’est établie à 143 millions de dirhams, en hausse de 7 pour cent.
Le résultat brut d’exploitation ressort à 509 millions de dirhams, en progression de 6,4 pour cent. Cette évolution traduit la croissance du produit net bancaire et la maîtrise des charges d’exploitation, avec un coefficient d’exploitation ramené à 45,1 pour cent. Sur le trimestre, la banque a engagé 50 millions de dirhams d’investissements, principalement consacrés à la poursuite de sa transformation technologique.
Le coût du risque consolidé ressort en reprise nette de 69 millions de dirhams, contre une dotation nette de 62 millions de dirhams un an plus tôt. Les créances en souffrance se sont établies à 4,55 milliards de dirhams, avec un taux de créances douteuses et litigieuses stable à 7,1 pour cent et un taux de couverture de 85,1 pour cent.
Au terme du trimestre, Crédit du Maroc affiche un ratio de solvabilité de 14 pour cent, au-dessus du minimum réglementaire de 12 pour cent.

