Diesel russe : le Maroc toujours parmi les acheteurs majeurs

Les exportations maritimes russes de diesel et de gazole ont reculé en mai, sous l’effet des attaques de drones ayant ciblé des ports stratégiques et plusieurs raffineries en Russie. Selon des données de sources de marché et du LSEG, les expéditions se sont établies à environ 3,03 millions de tonnes, en baisse de 3 % sur un mois.

Le recul est plus marqué sur un an. Les exportations ont chuté de 18 % par rapport aux 3,7 millions de tonnes enregistrées en mai de l’année précédente. Les frappes ukrainiennes répétées ont perturbé les chargements de carburant et pesé sur la production de diesel en Russie.

Le port de Primorsk, principal débouché russe pour les exportations de diesel à ultra-faible teneur en soufre, a vu ses expéditions tomber à 1,375 million de tonnes en mai, soit une baisse de 5 % par rapport à avril. Plusieurs raffineries importantes ont été visées durant le mois, notamment le site NORSI de Lukoil, la raffinerie de Riazan de Rosneft et celle de Kirishi, propriété de Surgutneftegaz.

Malgré une contraction d’environ 10 % de la production russe de diesel en mai, les exportations n’ont que légèrement baissé sur un mois. Les négociants ont cherché à tirer parti de la hausse des prix des carburants, alimentée par les tensions liées au conflit iranien.

La Turquie et le Brésil sont restés les premiers acheteurs de diesel russe en mai, captant l’essentiel des cargaisons disponibles selon les données de navigation. Mais le Maroc, aux côtés du Ghana et de l’Égypte, s’est également imposé comme l’un des importateurs majeurs de diesel russe sur la période.

Les données du LSEG montrent par ailleurs que des pétroliers transportant environ 300.000 tonnes de diesel n’avaient pas encore déclaré leurs ports de déchargement. Un autre volume similaire était en route vers des zones de mouillage près de Port-Saïd, en Égypte, et de Limassol, à Chypre, pour des transferts de navire à navire. Les destinations finales de ces cargaisons restent inconnues.

Dans les prochains mois, la Russie pourrait renforcer la surveillance de ses exportations afin de répondre à la hausse saisonnière de la demande intérieure.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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