Le gouvernement a adopté le 22 juillet le projet de décret n° 2.26.583 qui prolonge jusqu’au 31 août 2026 la perception des droits d’importation sur le blé tendre et ses dérivés. Cette décision repousse d’un mois supplémentaire la mesure qui devait initialement prendre fin le 31 juillet.
Le droit d’importation reste fixé à 170 %, un niveau destiné à décourager les achats à l’étranger pendant la période de commercialisation de la récolte nationale.
Cette politique s’inscrit dans une stratégie de soutien aux producteurs marocains après une campagne céréalière exceptionnelle. La récolte 2025-2026 est estimée à près de 90 millions de quintaux, contre environ 44 millions un an auparavant, grâce aux abondantes précipitations.
L’ONICL a également revu son dispositif de collecte. L’objectif est de porter les volumes collectés à 15 millions de quintaux, contre seulement 1,61 million lors de la campagne précédente. Les autorités ont fixé un prix référentiel de 280 dirhams le quintal afin de soutenir les revenus des agriculteurs et d’encourager les livraisons vers les organismes stockeurs.
Selon plusieurs négociants, cette prolongation répond au retard pris dans la collecte de la récolte nationale. En maintenant la taxe jusqu’à la fin août, le gouvernement laisse davantage de temps aux minoteries et aux opérateurs pour acheter le blé marocain avant une reprise des importations.
Pour les importateurs, cette décision signifie que les achats de blé tendre sur les marchés internationaux resteront fortement limités pendant un mois supplémentaire, alors que le Maroc est habituellement l’un des principaux importateurs de blé en Afrique du Nord. La suspension des droits, initialement prévue au 1er août, est donc reportée au profit de la commercialisation de la production nationale.

