Le déficit commercial du Maroc s’est nettement alourdi au cours des huit premiers mois de l’année. Il a atteint 282,6 milliards de dirhams à fin août, en hausse de 25,4 % sur un an, selon les données de l’Office des changes.
Cette dégradation intervient alors que les achats du Royaume à l’étranger progressent sensiblement plus vite que ses ventes. Les importations ont augmenté de 15,8 %, pour atteindre 617,5 milliards de dirhams. Dans le même temps, les exportations ont avancé de 8,7 %, à 334,8 milliards de dirhams.
La facture énergétique a fortement pesé sur les importations. Elle s’est élevée à 96,3 milliards de dirhams, soit une hausse de 32,6 %, dans un contexte marqué par l’augmentation des prix du diesel et du fioul.
Autre progression importante, celle des achats de soufre à l’étranger. Les importations de cette matière utilisée dans la fabrication des engrais ont presque triplé pour atteindre 27,2 milliards de dirhams.
La tendance est différente pour le blé. Grâce à l’amélioration de la récolte nationale, les importations ont reculé de 18,4 % et se sont établies à 9,3 milliards de dirhams.
Du côté des exportations, l’automobile conserve sa première place. Le secteur, qui comprend notamment les activités industrielles de Stellantis et Renault au Maroc, a généré 116 milliards de dirhams à l’export, en progression de 14,5 %.
Les ventes de phosphates et dérivés à l’étranger ont en revanche diminué de 6 %, à 61 milliards de dirhams.
D’autres sources de devises ont poursuivi leur progression. Les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont augmenté de 9 %, à 89 milliards de dirhams, tandis que les recettes touristiques ont gagné 9,7 %, à 97 milliards de dirhams.
Les investissements directs étrangers ont également progressé. Ils se sont établis à 47,3 milliards de dirhams sur la période, en hausse de 17 %.


