Le Maroc figure parmi les destinations des cargaisons d’essence expédiées depuis la zone pétrolière d’Amsterdam-Rotterdam-Anvers (ARA), l’une des principales plateformes européennes de stockage et de distribution de produits raffinés. Cette présence ressort des données publiées jeudi 15 octobre 2026 par le cabinet néerlandais Insights Global, qui font également état d’une hausse des stocks pétroliers dans cette région.
Le Royaume apparaît dans la liste des marchés fraichement desservis par des expéditions d’essence au départ des installations ARA, aux côtés notamment de la France, de l’Allemagne, de la Libye, du Royaume-Uni et des États-Unis. Des cargaisons ont également été acheminées vers l’Afrique de l’Ouest.
Les données disponibles ne précisent toutefois ni les volumes d’essence destinés au Maroc ni leur part dans l’ensemble des exportations réalisées depuis cette plateforme européenne.
Sur le plan des stocks, les opérateurs indépendants de la zone ARA détenaient 4,37 millions de tonnes de produits pétroliers au 15 octobre, soit une progression hebdomadaire de 2 %.
Cette évolution recouvre des situations différentes selon les catégories de carburants. Les réserves d’essence ont reculé de 1,5 % en une semaine, passant de 839 000 à 826 000 tonnes. Lars van Wageningen, représentant d’Insights Global, attribue notamment cette diminution aux départs de cargaisons vers les États-Unis et l’Afrique de l’Ouest.
Les stocks de gazole, qui constituent le principal volume entreposé dans la zone, ont légèrement augmenté. Ils atteignent 1,782 million de tonnes, contre 1,776 million une semaine auparavant, soit une hausse de 0,3 %. Selon le cabinet, cette évolution intervient dans un contexte d’importations régulières et de faiblesse de la consommation sur les marchés intérieurs.
Le carburéacteur affiche une progression plus marquée. Ses réserves sont passées de 479 000 à 494 000 tonnes, ce qui représente une augmentation d’environ 3 % sur la période.
Les volumes de fioul lourd ont également progressé, atteignant 938 000 tonnes contre 918 000 tonnes le 8 octobre. Les stocks de naphta sont, pour leur part, passés de 255 000 à 326 000 tonnes.
La comparaison annuelle fait apparaître des niveaux de stockage inférieurs à ceux observés à la même période de 2025 pour plusieurs produits. Les réserves d’essence atteignaient alors 1,133 million de tonnes, contre 826 000 tonnes actuellement. Celles de gazole s’établissaient à 2,255 millions de tonnes, tandis que le carburéacteur représentait 1,116 million de tonnes.
Les échanges commerciaux de la zone ARA concernent de nombreux marchés internationaux. Les arrivages d’essence proviennent notamment de plusieurs pays européens, dont la France, l’Italie, la Norvège, l’Espagne et le Royaume-Uni.
Pour le gazole, les principales provenances recensées dans les données sont l’Inde, le Koweït et la Norvège. Les expéditions sont dirigées vers différents marchés européens ainsi que vers la Libye.
Le Maroc apparaît ainsi parmi les destinations des flux d’essence issus de cette plateforme pétrolière européenne. Les chiffres d’Insights Global permettent de situer ces expéditions dans un contexte de reconstitution globale des stocks de la zone ARA, sans établir de lien chiffré entre les volumes entreposés et les quantités effectivement acheminées vers le marché marocain.


