La question des primes versées après la CAN 2025 plonge un peu plus la Fédération sénégalaise de football dans une zone de fortes tensions internes.
Selon plusieurs médias sénégalais publiés le 21 avril, cinq membres du comité exécutif auraient touché chacun environ 13 millions de FCFA au titre des performances enregistrées durant la compétition. Ce versement, qui n’aurait pas été validé par le comité exécutif, nourrit aujourd’hui la colère d’une partie des dirigeants.
Les contestataires dénoncent une procédure menée sans consultation collective et estiment que les critères de répartition restent flous. Plusieurs responsables accusent la direction de la fédération d’avoir favorisé un groupe restreint de bénéficiaires au détriment du reste de l’instance.
La polémique s’est aggravée avec les révélations autour de bonus exceptionnels attribués à certains responsables. D’après les mêmes sources, plusieurs dirigeants auraient cumulé les primes de performance avec des gratifications présidentielles, portant le montant total perçu à plus de 60 millions de FCFA par personne.
Parmi les noms cités figurent Abdoulaye Fall, Babacar Ndiaye, Kosso Diané, Cheikh Seck et Bassirou Diomaye Faye, dont le bonus présidentiel est évoqué dans plusieurs publications.
Cette affaire ravive aussi le débat sur les méthodes de gouvernance au sein de la fédération. Des membres frondeurs affirment qu’auparavant, sous la présidence de Augustin Senghor, les primes faisaient l’objet d’une validation collective et étaient réparties de manière plus uniforme. Ils réclament désormais des explications précises sur l’origine des fonds, les modalités de décision et les bénéficiaires réels de ces versements.
La situation s’est encore tendue après qu’une demande d’audience adressée au président de la fédération n’a pas obtenu de réponse immédiate. Ce refus présumé d’ouvrir le dialogue est perçu par les opposants comme un signe supplémentaire de crispation au sein de l’instance. Pour plusieurs observateurs, cette affaire de primes dépasse désormais la seule question financière et met en lumière une crise de gouvernance plus profonde au sein du football sénégalais.



