GGC 2026 à Rabat : le Maroc au cœur d’un agenda africain de croissance

Rabat a accueilli les 20 et 21 mai la Global Growth Conference 2026, organisée par l’Institut Amadeus autour d’une ambition assumée, replacer la question de la croissance africaine non plus seulement sur le terrain du financement, mais sur celui de l’exécution et de la transformation concrète des projets.

Placée sous le thème « Structurer la croissance, transformer l’incertitude en opportunité », cette édition a réuni plus de 1.500 participants, plus de 100 intervenants et des représentants de plus de 50 pays, parmi lesquels des ministres, responsables d’institutions financières, investisseurs, dirigeants de fonds souverains, opérateurs économiques et experts internationaux.

Les débats se sont déroulés dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la recomposition des chaînes de valeur, la pression sur les ressources stratégiques et la sélectivité croissante des capitaux. Face à ces mutations, les échanges ont convergé autour d’une même idée, l’Afrique doit désormais structurer les conditions capables de transformer les financements disponibles en projets bancables, en plateformes productives et en croissance durable.

La conférence a ainsi proposé une actualisation opérationnelle de la Feuille de Route de Rabat adoptée lors de l’édition 2025. Il ne s’agit pas d’un nouveau document stratégique, mais d’un ajustement destiné à rendre les orientations existantes plus concrètes, plus mesurables et davantage centrées sur la mise en œuvre.

Cette démarche s’inscrit dans la Vision multidimensionnelle et vertueuse de S.M le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et met en avant le rôle du Maroc comme espace de confiance, de stabilité et de structuration économique à la croisée de l’Afrique, de l’Europe, de l’espace atlantique et du Sud global.

Les travaux ont été organisés autour de cinq priorités majeures portant sur la souveraineté économique africaine, l’orientation des capitaux vers des investissements productifs, la réindustrialisation et les chaînes de valeur, la sécurité énergétique et le positionnement du Maroc comme plateforme de croissance et d’investissement.

De ces échanges émergent dix chantiers jugés prioritaires. Parmi eux figurent la constitution d’un pipeline africain de projets structurants, la création d’un mécanisme de garantie et de partage des risques, le développement de corridors eau-énergie-agriculture, ou encore la construction d’un arc sahélo-atlantique de croissance dans le prolongement de l’Initiative Royale Atlantique.

Pour assurer un suivi concret, la GGC 2026 propose également un dispositif de gouvernance associant comité de pilotage, secrétariat opérationnel, coalitions sectorielles et tableau de bord annuel destiné à mesurer l’état d’avancement des projets, les financements mobilisés et les emplois générés.

Une première évaluation des progrès accomplis doit être présentée lors du Forum MEDays 2026 prévu du 25 au 28 novembre à Tanger.

À travers cette édition, la Global Growth Conference affirme sa volonté de dépasser le cadre du débat économique pour devenir une plateforme orientée vers l’action et la structuration de projets à l’échelle du continent.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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