Immobilier : le groupe français REED prépare son retrait du Maroc

Le groupe immobilier français REED, anciennement REALITES, prévoit de céder ses participations dans ses filiales au Maroc et au Sénégal dans le cadre de son plan de redressement. Cette décision s’inscrit dans une réorganisation destinée à recentrer ses activités sur la promotion immobilière en France.

Les actifs détenus dans ces deux pays africains font partie d’un programme de cessions dont la valeur est estimée à 15,5 millions d’euros. Le groupe n’a toutefois pas précisé la part de ce montant correspondant à ses participations marocaines.

L’opération figure dans le plan de redressement validé le 18 février 2026 par le tribunal de commerce de Nantes, un an après l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire, le 5 février 2025.

REED entend désormais concentrer ses opérations immobilières sur trois zones françaises, la Bretagne et les Pays de la Loire, l’Île-de-France et l’Aquitaine. Cette réorientation marque l’abandon progressif de sa stratégie de diversification internationale, qui avait notamment conduit le groupe à développer des activités au Maroc, au Sénégal et au Portugal.

Les participations marocaines et sénégalaises s’ajoutent à d’autres actifs destinés à être vendus. Le groupe envisage ainsi de céder pour 28,4 millions d’euros d’activités liées à l’exploitation immobilière et pour 33,8 millions d’euros d’actifs fonciers. L’ensemble du programme représente environ 78,1 millions d’euros.

Ces ventes doivent être réalisées progressivement pendant la durée du plan de redressement, fixée à dix ans. Selon les informations publiées par REED, certaines discussions sont engagées, mais aucun accord juridiquement contraignant n’avait encore été signé à la date de publication du prospectus.

Parallèlement, le groupe a annoncé, lundi 2 novembre, le lancement de trois augmentations de capital réservées à ses créanciers, pour un montant cumulé pouvant atteindre 143,9 millions d’euros. Ces opérations, réalisées par conversion de dettes en actions, doivent permettre de réduire son endettement sans apport de nouvelles liquidités.

La restructuration pourrait entraîner l’émission de près de deux milliards d’actions nouvelles. Les actionnaires actuels verraient alors leur participation collective ramenée à environ 0,24 % du capital. L’admission des nouveaux titres sur Euronext Growth Paris est prévue le 6 novembre 2026.

Le retrait envisagé du Maroc intervient ainsi dans le cadre d’une restructuration financière et opérationnelle plus large, dont les modalités de cession des actifs marocains restent à préciser.

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L'invité du Nouvelliste Maroc

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