Ingénierie : des ajustements à prévoir pour Renault au Maroc

Renault engage une réorganisation de ses activités d’ingénierie à l’échelle mondiale, avec des répercussions attendues dans plusieurs pays, dont le Maroc. Le constructeur français prévoit de réduire de 15 à 20 % ses effectifs d’ingénieurs d’ici 2028, dans le cadre d’un recentrage destiné à renforcer sa compétitivité.

Cette orientation concerne un périmètre estimé entre 11 000 et 12 000 ingénieurs à l’échelle internationale. La baisse envisagée représente ainsi entre 1 600 et 2 400 postes. Le groupe, qui compte près de 100 000 collaborateurs dans le monde, précise ne pas envisager de licenciements directs, privilégiant des dispositifs d’évolution interne, de reconversion ou de départs anticipés.

Au Maroc, où Renault dispose de capacités d’ingénierie intégrées à son organisation globale, un ajustement est attendu comme dans les autres pays concernés. Chaque site devra définir son propre plan pour s’aligner sur les objectifs fixés par le groupe, aux côtés de la Roumanie, de l’Inde, de la Corée du Sud, de l’Espagne, de la Turquie ou encore du Brésil.

La nouvelle feuille de route a été présentée en interne par la direction technologique du groupe. Elle s’inscrit dans la continuité de la stratégie à horizon 2030, qui répartit les activités selon leur niveau de valeur ajoutée. Les fonctions les plus stratégiques, notamment la conception avancée et le développement des technologies, resteront concentrées en France.

Dans ce contexte, les implantations internationales, dont celles du Maroc, devraient voir leur rôle évoluer en fonction des priorités industrielles et technologiques du groupe. Aucun détail n’a été communiqué à ce stade sur l’ampleur précise des ajustements par pays.

- Advertisement -

L'invité du Nouvelliste Maroc

spot_img