Le Maroc s’est imposé en 2025 comme le pays ayant enregistré la progression la plus spectaculaire en matière de connectivité dans l’ensemble de la région Moyen Orient et Afrique. Cette percée est directement liée au lancement de la 5G, qui a profondément modifié le positionnement du Royaume dans les classements mondiaux.
Selon le dernier rapport publié par Ookla, référence mondiale en matière de mesure des performances internet, le Maroc a signé la plus forte hausse régionale sur le segment de l’internet mobile. Là où plusieurs marchés voisins ont marqué le pas, le Royaume a accéléré, devenant l’un des moteurs de la connectivité en Afrique du Nord.
Les chiffres traduisent cette dynamique. En l’espace d’une année, le Maroc a gagné 22 places dans le classement mondial de l’internet mobile pour atteindre la 39e position en décembre 2025. À titre de comparaison, la Tunisie et l’Algérie ont progressé de 11 rangs chacune, tandis que l’Égypte n’a enregistré qu’une avancée limitée.
Cette remontée est principalement attribuée au déploiement de la 5G au cours du dernier trimestre 2025. L’adoption rapide de cette technologie par les utilisateurs marocains a entraîné un volume élevé de tests à très haut débit, ce qui a contribué à relever de manière significative la vitesse médiane nationale mesurée par Ookla.
La progression ne se limite pas aux réseaux mobiles. Sur le segment de l’internet fixe, le Maroc a également amélioré son positionnement en gagnant 11 places au classement mondial. Le Royaume se situe désormais au 105e rang, porté par l’accélération du déploiement de la fibre optique jusqu’au domicile. Fin 2025, la vitesse médiane mesurée atteint 56,27 mégabits par seconde.
Si cette performance marque un tournant, le rapport d’Ookla invite toutefois à la prudence pour l’année 2026. Une légère correction dans les classements n’est pas exclue une fois l’effet de nouveauté de la 5G estompé. Le principal défi pour les opérateurs résidera dans leur capacité à maintenir un niveau de qualité élevé face à une demande en données toujours plus soutenue.
Contrairement à certains marchés où la 5G repose sur un partage de fréquences avec la 4G, ce qui limite les gains de vitesse, le Maroc semble avoir privilégié une approche plus robuste. La poursuite des investissements et la modernisation continue des infrastructures resteront néanmoins déterminantes pour conserver une place parmi les quarante premiers mondiaux.




