La Bosnie-Herzégovine a créé la surprise en décrochant son billet pour la Coupe du monde 2026, organisée du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Tombeurs de l’Italie en barrages, les Zmajevi abordent la compétition avec un statut d’outsider difficile à lire, dans un groupe B composé du Canada, du Qatar et de la Suisse.
La qualification bosnienne s’est construite au terme d’un parcours exigeant. Après avoir bataillé pour sortir de son groupe de qualification, la sélection dirigée par Sergej Barbarez a réussi un exploit en finale des barrages européens. Face à une Italie largement favorite, la Bosnie-Herzégovine a résisté, obtenu le nul 1-1, puis arraché sa qualification au terme d’une séance de tirs au but sous tension.
Cette élimination des Azzurri, quadruples champions du monde et doubles champions d’Europe, a donné une forte résonance internationale au retour de la Bosnie-Herzégovine sur la scène mondiale. Il s’agira de sa deuxième participation à une Coupe du monde, après l’édition 2014 au Brésil.
Le sélectionneur Sergej Barbarez s’appuie sur un groupe mêlant cadres expérimentés et jeunes profils en progression. À 40 ans, Edin Dzeko reste le symbole de cette équipe. Capitaine des Zmajevi, recordman de sélections avec 148 capes et 73 buts, l’avant-centre apporte son expérience et son efficacité dans les grands rendez-vous.
Déjà présent lors du Mondial 2014, Dzeko a connu une longue carrière européenne, passée notamment par Wolfsburg, Manchester City, l’AS Rome et l’Inter Milan. Il évolue actuellement à Schalke 04, qui retrouvera la Bundesliga la saison prochaine.
Autour de lui, la Bosnie-Herzégovine pourra compter sur des joueurs confirmés comme Sead Kolasinac en défense, ainsi que sur des profils créatifs au milieu, dont Benjamin Tahirovic et Ermedin Demirovic. Sergej Barbarez a retenu un groupe de 26 joueurs pour cette Coupe du monde.
Dans le groupe B, la Bosnie-Herzégovine débutera face au Canada le 12 juin à Toronto, avant d’affronter la Suisse le 18 juin à Los Angeles, puis le Qatar le 24 juin à Seattle. La Suisse part avec un statut de favorite, mais les Bosniens disposent d’arguments pour bousculer la hiérarchie, entre discipline tactique, densité physique et capacité à résister dans les moments de pression.
Classée 65e au classement FIFA, la Bosnie-Herzégovine arrive en Amérique du Nord portée par l’enthousiasme d’un pays qui retrouve la Coupe du monde douze ans après sa première apparition. Pour les Zmajevi, l’objectif sera désormais de transformer l’exploit des barrages en parcours solide dans un groupe ouvert.

