Un pétrolier russe soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » a été intercepté jeudi en Méditerranée par la marine française, avec l’appui de plusieurs alliés occidentaux. L’opération s’est déroulée en haute mer, dans une zone stratégique située entre la côte sud de l’Espagne et le littoral nord du Maroc, selon un communiqué de la police maritime française.
L’embarcation, baptisée GRINCH, faisait route depuis Mourmansk, dans le nord de la Russie. Elle est visée par des sanctions internationales et aurait navigué sous faux pavillon, a précisé le président français Emmanuel Macron dans un message publié sur X. Il a souligné que l’intervention avait été menée dans le cadre du droit international, avec le soutien d’États partenaires, dont le Royaume-Uni.
L’Union européenne a imposé dix-neuf séries de sanctions à la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine. Malgré cela, Moscou continue de vendre du pétrole à des pays tiers comme l’Inde ou la Chine, souvent à prix réduits. Une partie importante de ces cargaisons est transportée par une flotte opérant hors des circuits maritimes classiques, échappant aux contrôles et assurant ainsi le contournement des embargos.
« Les activités de la flotte fantôme contribuent au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine », a déclaré Emmanuel Macron. Après son interception, le GRINCH a été dérouté sur décision du parquet de Marseille, compétent en matière de droit maritime, afin de permettre une enquête plus approfondie.
Ce n’est pas la première intervention de ce type. En octobre, les autorités françaises avaient déjà immobilisé un autre pétrolier, le Boracay, avant de le libérer quelques jours plus tard.





