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mardi 16 avril 2024

La Russie estime qu’une solution diplomatique est possible à la crise avec l’Ukraine

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Une solution diplomatique à la crise russo-occidentale autour de l’Ukraine est possible, a estimé la Russie lundi, à l’heure où Américains et Européens craignent une invasion imminente de ce pays par Moscou.

« Je dois dire qu’il y a toujours une chance », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, répondant à une question du président Vladimir Poutine, selon des images diffusées à la télévision.

« Nos possibilités (de dialogue) sont loin d’être épuisées », a estimé le ministre, proposant de les « prolonger » et de les « élargir ».

Les déclarations de M. Lavrov interviennent alors que le chancelier allemand Olaf Scholz est en visite à Kiev lundi pour y rencontrer le président ukrainien avant un déplacement à Moscou, dans une nouvelle tentative diplomatique pour désamorcer la crise russo-occidentale qui déstabilise la sécurité européenne.

« Nous attendons de Moscou des signes immédiats de désescalade », avait déclaré M. Scholz dans un tweet avant son arrivée en Ukraine, menaçant encore la Russie de « lourdes conséquences » en cas de « nouvelle agression militaire ».

Kiev a officiellement demandé à la Russie de s’expliquer sur le déploiement de dizaines de milliers de soldats à ses frontières, conformément à ses engagements dans le cadre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Une réunion est prévue mardi au sein de l’OSCE.

Les Etats-Unis, eux, martèlent depuis des jours que la Russie pourrait envahir l’Ukraine « à tout moment », et nombre de capitales ont appelé leurs ressortissants à quitter au plus vite le pays.

Dans ce contexte explosif, les marchés boursiers mondiaux ont tangué lundi.

La Russie nie toute velléité agressive, mais conditionne toute désescalade à une série de « garanties de sécurité », notamment l’assurance que l’Ukraine n’adhérera jamais à l’Otan et un retrait d’Europe de l’Est de l’infrastructure militaire de l’Alliance.

Les Occidentaux ont jugé ces demandes inacceptables, mais ont proposé un dialogue accru sur d’autres sujets, comme le contrôle des armements.

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L'invité du Nouvelliste Maroc

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