L’Autorité marocaine du marché des capitaux et la Confédération générale des entreprises du Maroc veulent ouvrir davantage les portes du marché des capitaux aux PME. Réunies à Casablanca, les deux institutions ont consacré une conférence aux moyens de mieux mobiliser ces financements au profit des entreprises et de rapprocher l’épargne nationale des besoins de l’économie.
Dirigeants d’entreprises, investisseurs institutionnels, professionnels du marché et représentants d’associations professionnelles ont pris part à cette rencontre. Les échanges ont porté sur les solutions permettant aux PME, mais aussi aux entreprises génératrices de croissance et d’emplois, de recourir plus largement au marché des capitaux pour financer leur développement.
Pour Mehdi Tazi, président de la CGEM, l’accès à ces financements suppose d’abord de préparer les entreprises suffisamment tôt. Une éventuelle introduction en Bourse nécessite notamment une organisation plus structurée, une gouvernance et un management renforcés ainsi qu’une information financière fiable. L’objectif avancé consiste ainsi à accompagner davantage de PME afin qu’elles atteignent les standards nécessaires pour franchir une nouvelle étape dans leur développement.
Tarik Senhaji, président de l’AMMC, a de son côté insisté sur la capacité du marché des capitaux à soutenir le changement d’échelle de l’économie marocaine. Les transformations menées ces dernières années ont, selon lui, permis d’approfondir le marché et de diversifier les possibilités de financement proposées aux entreprises.
Le rapprochement avec les entreprises constitue désormais l’un des enjeux mis en avant par le président de l’AMMC. Les professionnels du marché sont appelés à intervenir plus tôt dans les projets, à mieux appréhender les trajectoires des sociétés et à construire les solutions à partir de leurs besoins de financement plutôt qu’en fonction des seuls instruments déjà disponibles.
Deux panels ont prolongé les discussions. Le premier s’est penché sur le financement des PME par le marché des capitaux, tandis que le second a abordé la préparation nécessaire pour y accéder. Plusieurs expériences réussies ont également été examinées. Les échanges ont mis en avant l’existence de solutions de financement diversifiées et adaptées, tout en faisant ressortir le besoin d’un accompagnement accru des entreprises pour élargir leur recours à ces mécanismes.
Avec cette initiative, l’AMMC et la CGEM entendent renforcer les liens entre le marché des capitaux et l’économie réelle. Leur démarche vise également à élargir l’utilisation de ces financements par les entreprises et à orienter davantage l’épargne nationale vers le développement du tissu productif marocain.


