Le déficit budgétaire atteint 30,1 milliards de dirhams à fin mai

Le déficit budgétaire s’est creusé à fin mai 2026. Selon la situation des charges et ressources du Trésor, il ressort à 30,1 milliards de dirhams, contre 26,7 milliards de dirhams à la même période de 2025, d’après le ministère de l’Économie et des Finances.

Cette évolution s’explique par une progression des dépenses plus rapide que celle des recettes. Les dépenses ont augmenté de 16,6 milliards de dirhams, tandis que les recettes ont progressé de 13,3 milliards de dirhams.

Les recettes, calculées sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, affichent un taux de réalisation de 39,6 % par rapport aux prévisions de la loi de finances. Elles progressent de 8,4 % par rapport à fin mai 2025.

Les recettes fiscales enregistrent, pour leur part, un taux de réalisation de 42,5 % et une hausse de 11,6 milliards de dirhams, soit 8 % sur un an. Les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, y compris la part supportée par les collectivités territoriales, atteignent 13,7 milliards de dirhams, en hausse de 2,4 milliards.

Du côté des dépenses ordinaires, le montant s’élève à 172,1 milliards de dirhams à fin mai 2026. Leur taux d’exécution atteint 45,4 %, avec une progression de 18,2 milliards de dirhams par rapport à fin mai 2025.

Cette hausse recouvre une augmentation des dépenses de biens et services de 16,2 milliards de dirhams, soit 12,5 %, ainsi qu’une progression des intérêts de la dette de 2 milliards de dirhams, en hausse de 12,9 %. Les charges de compensation restent quasi stables à 9,1 milliards de dirhams.

Le solde ordinaire ressort ainsi déficitaire de 679 millions de dirhams, alors qu’il affichait un excédent de 4,3 milliards de dirhams un an auparavant.

Les dépenses d’investissement progressent également. Elles augmentent de 17 % pour atteindre 51,1 milliards de dirhams, avec un taux de réalisation de 44,5 % par rapport aux prévisions de la loi de finances 2026.

Les comptes spéciaux du Trésor dégagent un excédent de 21,7 milliards de dirhams, contre 12,7 milliards de dirhams à fin mai 2025.

La SCRT retrace l’exécution des prévisions de la loi de finances et compare les réalisations à celles de la même période de l’année précédente. Elle présente les recettes ordinaires, les dépenses ordinaires, les dépenses d’investissement, le déficit budgétaire, le besoin de financement et les financements mobilisés.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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