Le déficit budgétaire s’est replié à 3,5 % du PIB en 2025, atteignant 60,5 milliards de dirhams, selon les données communiquées par le ministère de l’Économie et des Finances. Ce niveau est conforme à la trajectoire fixée par la loi de finances, et marque un allégement de 0,3 point par rapport à l’année précédente.
L’amélioration de la situation des finances publiques s’explique principalement par une progression soutenue des recettes de l’État, en hausse de 52,9 milliards de dirhams, soit un rythme plus rapide que celui des dépenses, qui ont augmenté de 51,9 milliards. La dette publique, elle, a été ramenée à 67,2 % du produit intérieur brut.
Au total, les recettes budgétaires nettes ont dépassé les prévisions initiales, avec un taux de réalisation de 107,3 %. Elles se sont établies à 424,1 milliards de dirhams, en progression annuelle de 14,2 %. La fiscalité y contribue fortement, avec plus de 342 milliards de dirhams (+14,7 %), tandis que les recettes non fiscales atteignent 77,6 milliards, en hausse de 13,6 %.
Les dépenses ordinaires ont été exécutées à hauteur de 348,7 milliards de dirhams, soit un taux de réalisation de 98,5 %. Leur hausse de près de 40 milliards tient principalement à l’alourdissement des charges liées aux biens et services (+15,7 %) et aux intérêts de la dette (+22,3 %). À l’inverse, les dépenses de compensation reculent fortement, de l’ordre de 30 %.
Grâce à cette dynamique, le Trésor dégage un excédent ordinaire de 75,5 milliards de dirhams, contre 61,8 milliards un an plus tôt. L’investissement public, de son côté, s’est élevé à 125,3 milliards de dirhams, en augmentation de 7,8 milliards sur un an. Ce montant dépasse largement les prévisions, avec un taux de réalisation de 118,7 %.
La lecture économique fournie par la situation des charges et ressources du Trésor (SCRT), conforme aux standards internationaux, permet de suivre de près l’évolution des équilibres budgétaires et les besoins de financement de l’État.
