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mardi 3 février 2026

Le Maroc ciblé par la banque américaine JPMorgan pour son futur indice obligataire

Le Maroc figure parmi les pays appelés à occuper une place importante dans un nouvel indice que prépare actuellement la banque JPMorgan, destiné à suivre les performances des obligations souveraines en monnaie locale émises par les marchés frontières. Plusieurs investisseurs internationaux ayant été consultés sur le projet ont confirmé que le Royaume faisait partie du noyau dur de pays ciblés.

Ce nouvel outil d’analyse et de positionnement, encore en cours de finalisation, viendrait compléter l’indice NEXGEM lancé en 2009 par la banque américaine pour suivre la dette en devises fortes de ces économies. Il répond à une demande croissante des gestionnaires d’actifs pour des titres à plus fort rendement et plus grande diversification, dans un contexte de repli du dollar et de réorientation des flux de capitaux vers des régions sous-représentées.

Selon des sources citées par Reuters, le Maroc ferait partie d’une vingtaine de pays sélectionnés aux côtés notamment de l’Égypte, du Kenya, du Nigeria ou encore du Vietnam. La pondération de chaque pays ne devrait pas dépasser 8 %, et seules les obligations en monnaie locale supérieures à 250 millions de dollars seraient éligibles.

La structure du futur indice pourrait être dévoilée d’ici juin, pour un lancement prévu courant 2027. Une annonce préliminaire pourrait toutefois intervenir dès le mois de mars.

Pour le Maroc, cette perspective constitue une reconnaissance implicite de la profondeur croissante de son marché de la dette intérieure et de la confiance qu’il inspire aux investisseurs internationaux. Elle s’inscrit aussi dans les efforts poursuivis par les autorités pour renforcer l’attractivité du marché domestique, dans le cadre d’une stratégie de financement moins exposée aux risques de change.

L’intérêt pour ce type d’actifs s’appuie également sur les performances passées. D’après une étude de Neuberger Berman, les obligations locales des marchés frontières ont, sur les huit dernières années, affiché une rentabilité supérieure de 2,5 points à celle des obligations en dollars des marchés émergents. Le Maroc, avec une gestion macroéconomique perçue comme relativement stable et des perspectives de croissance résilientes, bénéficie d’un positionnement jugé favorable.

L’inclusion potentielle du Royaume dans ce futur indice pourrait contribuer à renforcer son accès aux capitaux internationaux et à soutenir le développement de son marché obligataire local, un objectif soutenu depuis plusieurs années par la Banque mondiale et le FMI.

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