Le Maroc démarre l’année 2026 sur une trajectoire budgétaire solide, portée par une nette progression des recettes. À fin mars, le Trésor dégage un excédent de 5,1 milliards de dirhams, en forte amélioration par rapport à la même période de l’an dernier.
Cette performance repose d’abord sur la dynamique des ressources. Les recettes ont progressé de près de 9 milliards de dirhams en un an, soit une hausse de 8,4 %, atteignant un niveau de réalisation de 26,9 % des prévisions de la loi de finances. Les recettes fiscales, principal moteur, affichent à elles seules une augmentation de plus de 9 %, confirmant la vigueur de l’activité économique et l’efficacité de la collecte.
En parallèle, les dépenses ont évolué à un rythme plus modéré. Les charges ordinaires s’établissent à 101,7 milliards de dirhams, en légère hausse. Cette évolution reflète des pressions sur les dépenses de fonctionnement et sur le service de la dette, tandis que les charges de compensation reculent nettement, contribuant à l’amélioration globale des équilibres.
Dans ce contexte, le solde ordinaire s’inscrit en forte progression, avec un excédent de 14,8 milliards de dirhams, soit plus du double du niveau enregistré un an auparavant. Cette évolution confirme la capacité du Maroc à renforcer ses marges budgétaires tout en maîtrisant ses dépenses.
L’effort d’investissement se poursuit néanmoins. Les dépenses d’équipement atteignent 29,5 milliards de dirhams à fin mars, traduisant la volonté de maintenir le cap sur les projets structurants du Royaume, avec un taux de réalisation en ligne avec les objectifs annuels.
Les comptes spéciaux du Trésor affichent de leur côté un excédent de 19,8 milliards de dirhams, légèrement en retrait par rapport à l’année précédente, mais toujours à un niveau élevé.
Au total, ces indicateurs confirment une gestion budgétaire maîtrisée en ce début d’année, avec un Maroc qui combine amélioration des recettes, contrôle des dépenses et maintien de l’investissement public.



