Le Maroc parmi les grands acheteurs de diesel russe en avril

Le Maroc figure parmi les principales destinations du diesel russe exporté par voie maritime en avril, dans un mois marqué par une hausse des volumes malgré les attaques de drones visant plusieurs infrastructures énergétiques en Russie.

Les exportations russes de diesel et de gazole par mer ont atteint environ 3,25 millions de tonnes le mois dernier, soit une progression de 8 % par rapport à mars, selon des données de marché et de LSEG. Le niveau reste proche de celui enregistré un an plus tôt, lorsque les volumes s’élevaient à 3,3 millions de tonnes.

Cette progression intervient alors que plusieurs ports et raffineries russes ont été touchés par des attaques ukrainiennes, auxquelles se sont ajoutées des perturbations liées aux conditions météorologiques. Les opérateurs ont toutefois profité d’une demande internationale soutenue et de prix renforcés par les tensions géopolitiques autour de l’Iran.

Le Maroc, aux côtés du Ghana et de la Syrie, apparaît parmi les importateurs significatifs de diesel russe en avril, d’après les données de suivi maritime. La Turquie et le Brésil restent les deux premières destinations. Les livraisons vers la Turquie ont notamment augmenté de plus d’un tiers, pour atteindre 1,23 million de tonnes.

Sur la Baltique, le port de Primorsk, principal terminal russe d’exportation de diesel, a vu ses expéditions de diesel à très faible teneur en soufre tomber à 1,4 million de tonnes, en baisse de plus de 17 % sur un mois. Le port de Touapsé, sur la mer Noire, a aussi été visé, tandis que la raffinerie voisine exploitée par Rosneft a suspendu ses opérations après une attaque de drone le 16 avril.

Une partie des cargaisons reste encore sans destination finale déclarée. Des pétroliers transportant 340 000 tonnes de diesel n’ont pas indiqué leur port de déchargement, dont près de 240 000 tonnes actuellement en attente d’instructions. D’autres navires, chargés d’environ 500 000 tonnes, se dirigent vers des zones de mouillage près de Port-Saïd, en Égypte, et de Limassol, à Chypre, pour des opérations de transfert entre navires.

Ces transbordements en mer se sont multipliés depuis janvier, sur fond de durcissement des sanctions occidentales et de tensions sur la disponibilité des pétroliers.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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