Les promesses financières destinées à la reconstruction de Gaza peinent à se concrétiser. Le Conseil pour la paix porté par Donald Trump se retrouve aujourd’hui confronté à un manque criant de liquidités, freinant la mise en œuvre d’un plan pourtant ambitieux pour l’avenir du territoire palestinien.
Selon plusieurs sources proches du dossier, les contributions annoncées lors d’une conférence organisée à Washington n’ont été que partiellement honorées. Sur les dix pays engagés, seuls trois ont effectivement versé des fonds, parmi lesquels le Maroc, aux côtés des Émirats arabes unis et des États-Unis. Le montant total mobilisé reste inférieur à un milliard de dollars, très loin des 17 milliards initialement évoqués.
Ce déficit compromet directement le déploiement du Comité national pour l’administration de Gaza, une structure composée de technocrates palestiniens appelée à prendre le relais du Hamas. Faute de moyens financiers et de garanties de sécurité, ses membres n’ont toujours pas pu entrer dans l’enclave.
Les discussions engagées avec les différentes factions palestiniennes sont elles aussi à l’arrêt. L’envoyé du Conseil aurait reconnu l’absence totale de fonds disponibles, une situation qui bloque toute avancée concrète sur le terrain. Malgré les déclarations répétées du Hamas se disant prêt à céder la gouvernance, les conditions nécessaires à cette transition restent inexistantes.
Installés au Caire, les membres du comité demeurent dans l’attente, sous supervision internationale. Leur mission consiste à reprendre le contrôle des institutions civiles et des forces de police, dans un contexte marqué par une instabilité persistante.
Sur le terrain, la situation humanitaire reste critique. Après deux années de bombardements, la majorité des infrastructures a été détruite et les besoins de reconstruction sont estimés à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Le cessez-le-feu en vigueur n’a pas mis fin aux violences, et les tensions demeurent vives.
Les négociations autour du désarmement du Hamas n’ont pas progressé. Israël conditionne tout retrait militaire à un abandon des armes, tandis que le mouvement palestinien exige des garanties préalables. Dans ce climat d’impasse, la crainte d’une reprise des hostilités à grande échelle persiste.



