Le développement de l’intelligence artificielle nécessite bien plus que des infrastructures technologiques : il exige des compétences, du training et un écosystème capable d’accompagner durablement l’innovation, a affirmé Amine Benchekroun, VP Secure Power & Data Center – Schneider Electric. Selon lui, cette dynamique est aujourd’hui bien engagée au Maroc. Le pays connaît une forte attractivité auprès des investisseurs internationaux, séduits par des conditions favorables et une vision stratégique claire, notamment en matière de transition énergétique.
Portée par la vision de Sa Majesté le Roi, la feuille de route nationale en matière de green energy constitue un atout primordial. À terme, les entreprises qui vont afficher le plus faible impact environnemental seront les mieux positionnées pour proposer des services et des solutions compétitifs. Cette orientation renforce la capacité du Maroc à accueillir des projets structurants tels que les « AI factories » et les data centers de nouvelle génération.
Contrairement aux décennies passées, les investisseurs trouvent au Maroc un écosystème local complet et mature, fruit de plusieurs années d’expériences cumulées. Intégrateurs, installateurs et acteurs technologiques travaillent de concert pour offrir des compétences disponibles localement. Des groupes internationaux, à l’image de Schneider Electric, investissent massivement dans le développement de talents et disposent d’équipes de services dédiées pour accompagner leurs clients.
Cependant, il souligne que certains domaines très spécialisés nécessitent encore un partage de compétences à l’échelle internationale, ce qui reste naturel dans un monde globalisé. Néanmoins, l’écosystème marocain est désormais prêt à accompagner les investissements stratégiques dans l’IA et les infrastructures numériques.
Cette dynamique est mise en lumière lors de la première édition du World Advanced Manufacturing and Future Mobility Exhibition (WAM), organisée par KAOUN International du 20 au 22 janvier à Casablanca, réunissant plus de 100 entreprises de plus de 18 pays et confirmant le positionnement du Royaume comme hub de l’Industrie 4.0 en Afrique.





