L’approvisionnement énergétique du Maroc est assuré pour les trois prochains mois, dans un contexte international marqué par de fortes tensions sur les marchés. Cette assurance a été donnée par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, lors d’une intervention à la Chambre des représentants.
La sécurisation du marché repose sur une coordination entre les différents acteurs du secteur, ainsi que sur une diversification des sources d’importation. Le Royaume s’approvisionne notamment auprès des États-Unis, de pays d’Amérique du Sud et de partenaires européens afin de limiter les risques liés aux perturbations.
Les contrats en cours permettent de couvrir les besoins en production d’électricité jusqu’au mois de juin, grâce aux volumes de gaz naturel et de charbon déjà mobilisés. Du côté des produits pétroliers, les réserves atteignent 47 jours de consommation pour le gasoil et 49 jours pour l’essence, malgré certaines perturbations observées dans des infrastructures portuaires.
Un dispositif de suivi a été renforcé pour accompagner cette situation. Les services du ministère surveillent en continu les programmes d’importation des opérateurs, tandis qu’une cellule de veille mobilise les relais territoriaux et régionaux. Le Laboratoire national de l’énergie et des mines assure, de son côté, un suivi permanent des besoins du secteur.
Sur le plan social, le gouvernement poursuit ses efforts pour contenir l’impact des prix de l’énergie. Une enveloppe de 1,6 milliard de dirhams a été mobilisée, dont 600 millions consacrés au soutien du gaz butane. Cette mesure permet de maintenir un prix stable pour la bonbonne de 12 kg, subventionnée à hauteur de 78 dirhams.
Le soutien s’étend également au secteur électrique, avec une allocation mensuelle de 400 millions de dirhams, ainsi qu’aux professionnels du transport, qui bénéficient d’une aide de 3 dirhams par litre de carburant.
Parallèlement, les mécanismes de suivi des prix ont été renforcés afin d’assurer une meilleure transparence du marché et de limiter les répercussions des hausses internationales sur les consommateurs.



