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jeudi 19 février 2026

Le Maroc va-t-il vraiment renoncer à organiser la CAN féminine 2026 ?

À moins de deux mois du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations féminine, des rumeurs ont enflé ces dernières heures autour d’une prétendue « déclaration » de la ministre sud-africaine déléguée au Sport, Peace Mabe. Cette rumeur a semé le doute sur le maintien de l’organisation de la compétition au Maroc, affirmant que le Royaume aurait signalé son impossibilité à accueillir le tournoi et assurant que l’Afrique du Sud se tenait prête à prendre le relais.

Or un communiqué publié ce 1er février par le ministère sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture est venu tempérer les propos initiaux. Il y est précisé qu’aucune décision formelle n’a été prise pour déplacer le tournoi, et que le Maroc reste, à ce jour, le pays hôte officiellement désigné de la CAN féminine 2026. Le ministère ajoute que les déclarations précédentes relevaient d’un simple soutien de principe à la CAF en cas de besoin, mais ne constituent ni une confirmation ni une prise en charge de l’organisation. L’Afrique du Sud, si elle devait être sollicitée, précise que toute éventuelle candidature serait soumise à un processus strict, incluant des validations gouvernementales et sportives, ainsi qu’une notification officielle de la CAF.

Parallèlement, ni les autorités marocaines ni la Confédération africaine de football (CAF) n’ont confirmé un quelconque retrait du Royaume. À ce jour, le Maroc reste le seul pays officiellement désigné pour accueillir cette édition 2026.

Le Maroc n’a cessé de démontrer, ces dernières années, sa capacité à organiser des compétitions sportives d’envergure. En 2022, la CAN féminine accueillie sur son sol s’était distinguée par sa qualité organisationnelle et son impact sur le développement du football féminin en Afrique. Le pays dispose d’infrastructures modernes, d’un personnel expérimenté et d’un savoir-faire reconnu, qui lui valent régulièrement la confiance des instances sportives continentales et internationales.

La dynamique sportive portée par S.M. le Roi Mohammed VI, notamment en faveur du sport féminin, place le Maroc au premier rang des nations africaines engagées pour l’égalité et la performance. Le retrait du Royaume, s’il devait avoir lieu, ne pourrait donc s’expliquer que par des considérations majeures, et en aucun cas par un manque de moyens ou de volonté.

À ce stade, les préparatifs se poursuivent sur le terrain, dans le respect du calendrier initial. Les ajustements de dates évoqués par la partie sud-africaine ne sont étayés par aucune source officielle. Le flou autour de cette déclaration soulève donc une question simple : cherche-t-on à créer un précédent sans validation de la CAF, ni consultation de la partie marocaine ?

En attendant une communication claire et officielle de la Confédération, le Maroc reste, de droit comme de fait, le pays hôte de la CAN féminine 2026. Une édition qui s’annonce décisive pour le rayonnement du football féminin sur le continent.

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L'invité du Nouvelliste Maroc

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