Le Sénégal poursuit sa route en Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025. Samedi, les Lions de la Teranga se sont qualifiés pour les quarts de finale après leur victoire 3-1 face au Soudan, au Grand Stade de Tanger. Un score qui reflète leur supériorité, mais qui ne dit pas tout de la résistance offerte par une équipe soudanaise surprenante.
Le match avait pourtant mal commencé pour les tenants du titre. Dès la 6e minute, Amar Ibrahim, l’attaquant d’Avondale en deuxième division australienne, a donné l’avantage au Soudan. Profitant d’un marquage laxiste, il a enroulé du gauche une frappe imparable dans la lucarne d’Édouard Mendy.
Menés, les Sénégalais ont mis la pression sans tarder. Ils ont égalisé à la 29e minute grâce à une frappe lointaine de Pape Gueye, servi par Sadio Mané. Malgré une possession largement en leur faveur – estimée à 73 % –, ils ont dû patienter avant de faire la différence. Un penalty annulé par la VAR pour hors-jeu, puis un but refusé à Ismaila Sarr ont retardé l’échéance.
Juste avant la pause, Pape Gueye a doublé la mise d’un tir croisé, profitant d’une ouverture de Nicolas Jackson (45e+3). Le Sénégal virait en tête à la mi-temps.
Le retour des vestiaires a vu un Soudan plus entreprenant. À la 49e minute, Sheddy Ezeldin a eu une balle d’égalisation au bout du pied, mais Mendy s’est interposé avec autorité. S’ensuivent plusieurs ajustements tactiques : côté sénégalais, El Hadji Diouf et Boulaye Dia font leur entrée à la 53e, suivis de Lamine Camara et Ibrahim Mbaye à la 74e. Chez les Soudanais, Kwesi Appiah tente de rééquilibrer l’entrejeu.
C’est finalement Ibrahim Mbaye, fraîchement entré, qui met fin au suspense. Sur une ouverture de Sadio Mané mal négociée par la défense adverse, l’attaquant du PSG place une frappe précise depuis un angle fermé pour sceller le sort de la rencontre à la 77e.
Malgré la défaite, le Soudan quitte la compétition avec les honneurs. Son bloc compact, ses contres tranchants et la générosité de ses joueurs ont donné du fil à retordre à l’un des favoris du tournoi. Le Sénégal, lui, poursuit son parcours avec ambition, mais sait désormais qu’il n’aura droit à aucun relâchement.




