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jeudi 8 janvier 2026

Le tissu productif marocain globalement résilient

Le tissu entrepreneurial marocain montre des signes de solidité, mais demeure marqué par d’importantes disparités. C’est le constat dressé par Amal Idrissi, directrice exécutive de l’Observatoire marocain de la très petite et moyenne entreprise (OMTPME), lors de la présentation à Casablanca de la sixième édition du rapport annuel de l’institution.

Le Maroc comptait, en 2024, plus de 380 000 entreprises sous forme de personnes morales. Une légère hausse de 1,3 % par rapport à l’année précédente, portée en grande partie par la dynamique des petites structures nouvellement créées. Cette vitalité reste concentrée géographiquement : plus de la moitié des entreprises recensées se situent toujours sur l’axe reliant Tanger à El Jadida.

Mais cette dynamique de création coexiste avec une montée des dissolutions, en hausse de 6 % sur un an. Une tendance qui touche principalement les entreprises de moins de cinq ans, soulignant les difficultés persistantes au-delà de la phase de lancement.

Sur le plan économique, plusieurs indicateurs affichent une progression réelle, notamment le chiffre d’affaires, les exportations et la valeur ajoutée. Ces performances restent cependant concentrées dans certains secteurs, au premier rang desquels l’industrie manufacturière, avec l’automobile et la chimie comme moteurs à l’export.

Les très petites, petites et moyennes entreprises continuent de jouer un rôle central sur le marché de l’emploi, en volume. La place des femmes, en revanche, reste limitée, que ce soit dans les effectifs ou à la tête des structures.

Côté financement, les conditions s’améliorent sensiblement. L’encours bancaire destiné aux très petites entreprises représente désormais 20 % du total, contre 21 % pour les PME. Les grandes entreprises concentrent encore 60 % des financements accordés.

Le rapport 2024 met également en lumière une reprise des activités hors agriculture et un redémarrage progressif du marché du travail. Il revient en détail sur les créations et dissolutions d’entreprises, tout en livrant un point d’étape sur le Plan Stratégique 2024–2026 de l’Observatoire. Parmi les avancées, la consolidation des données sur les TPME et l’introduction de nouveaux outils d’analyse figurent en bonne place.

L’OMTPME renforce aussi ses partenariats, au niveau national comme à l’international. Il a pris part à plusieurs études axées sur les freins à l’emploi, l’accès des femmes au financement et les barrières structurelles à l’entrepreneuriat.

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L'invité du Nouvelliste Maroc

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