Le marché marocain des capitaux amorce une nouvelle phase d’approfondissement, avec pour priorité l’essor de la dette obligataire privée. L’année 2026 s’annonce structurante, portée par une série de réformes destinées à renforcer l’attractivité et la fluidité des différents compartiments du marché.
Parmi les leviers mobilisés figure la généralisation de la notation, appelée à devenir un outil clé dans la structuration des émissions obligataires. Parallèlement, un effort est engagé pour améliorer la transparence du marché secondaire, condition nécessaire pour stimuler la liquidité et renforcer la confiance des investisseurs.
La titrisation, qui a enregistré un volume de 15,5 milliards de dirhams mobilisés en 2025, poursuit sa montée en puissance. Une attention particulière est portée à l’adaptation des structures de titrisation aux spécificités de l’économie nationale, avec l’objectif d’en faire un outil efficace de financement pour divers secteurs.
Le développement des fonds de dette progresse également. Prévus par la loi encadrant les Organismes de Placement Collectif en Capital (OPCC), ces véhicules d’investissement permettront aux gestionnaires d’actifs de proposer une nouvelle classe d’actifs aux investisseurs institutionnels tout en ouvrant aux entreprises un accès alternatif au financement.
Sur le segment boursier, plusieurs initiatives sont en cours pour fluidifier le processus d’introduction en bourse, faciliter l’entrée de nouveaux émetteurs et diversifier les instruments disponibles. La cotation des Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI) figure parmi les chantiers en voie d’achèvement. À cela s’ajoute le lancement attendu des premiers ETF (fonds indiciels cotés), qui viendront enrichir l’offre d’investissement sur le marché.
L’année 2026 marquera aussi le démarrage opérationnel du marché à terme au Maroc. Le premier produit, un contrat future indexé sur le MASI 20, est conçu pour répondre aux besoins de couverture sur le marché actions. Des produits dérivés sur les taux d’intérêt sont également en préparation.
L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans une stratégie visant à bâtir un marché des capitaux plus profond, plus liquide et plus accessible, au service du financement de l’économie et de la diversification des outils d’investissement.




