Le marché des capitaux marocain entame l’année 2026 sur une note contrastée, marqué par un repli de la Bourse et une dynamique plus soutenue du côté de certains placements collectifs.
À fin février, l’indice MASI s’établit à 18 140 points, en baisse de 3,75 % depuis le début de l’année. La capitalisation boursière suit la même tendance, reculant de 2,43 % pour atteindre un peu plus de 1 015 milliards de dirhams. Le graphique d’évolution présenté en page 1 montre un début d’année volatil, avec une trajectoire orientée à la baisse après un pic observé en janvier.
L’activité sur le marché reste également en retrait. Le volume des transactions s’élève à 8,46 milliards de dirhams en février, en léger repli sur un mois et en nette baisse sur un an. Ce ralentissement traduit une prudence persistante des investisseurs dans un contexte encore incertain.
En parallèle, les organismes de placement collectif affichent une progression modérée. L’actif net global des OPCVM dépasse 799 milliards de dirhams, en hausse de 1,82 % depuis le début de l’année. Cette évolution masque toutefois des écarts importants entre les différentes catégories. Les fonds obligataires à court terme enregistrent une forte croissance, tout comme les fonds diversifiés, tandis que les fonds actions et obligataires à moyen et long terme reculent.
Les flux confirment ces arbitrages. Le graphique des souscriptions, visible en page 1, met en évidence un intérêt marqué pour les supports obligataires, alors que les fonds actions enregistrent des sorties nettes.
Sur le segment des levées de capitaux, l’activité reste dominée par les émissions de titres de créance. Les émissions obligataires atteignent 2 milliards de dirhams sur les deux premiers mois de l’année, tandis que les certificats de dépôt concentrent une part importante des financements mobilisés. À l’inverse, les émissions de titres de capital demeurent limitées.
Le marché du prêt emprunt de titres poursuit, lui, sa progression. L’encours dépasse 56 milliards de dirhams à fin février, en hausse de 6 % depuis le début de l’année et de 65 % sur douze mois. Le volume mensuel affiche également une nette progression, comme le montre le graphique de la page 2, signe d’un recours accru à ce type d’opérations.



