La société canadienne Steadright Critical Minerals a renoncé à son projet de prise de participation dans une carrière située au Maroc. L’entreprise, cotée à la Bourse canadienne des valeurs mobilières sous le symbole SCM, a mis fin, le 6 octobre 2026, à une opération qui devait lui permettre d’acquérir 50 % d’un site d’extraction et de ses installations de concassage et de broyage.
L’accord initial avait été conclu le 27 juin 2026 avec Mining & Research Company et Maghreb Atlas Trading Sarl. Il prévoyait l’entrée de Steadright au capital de l’activité, aux côtés des deux partenaires qui devaient conserver chacun une participation de 25 %.
La transaction était évaluée à environ 1,93 million, selon les informations publiées par S&P Capital IQ et relayées par Zonebourse. Son financement reposait sur l’émission de 10 millions d’actions ordinaires de Steadright, complétée par un versement en numéraire d’environ 700.000. Le paiement devait toutefois intervenir après la validation des examens financiers et techniques prévus dans le cadre de l’opération.
Le groupe canadien s’était également engagé à mobiliser 480.000 dollars canadiens pour remettre en état certaines installations et moderniser les équipements de production. Cet investissement devait accompagner la reprise partielle du site et permettre à Steadright de disposer de ses propres capacités de traitement pour ses activités minières au Maroc.
L’acquisition était néanmoins assortie de plusieurs conditions. Sa finalisation dépendait notamment des conclusions d’une évaluation approfondie des actifs et d’une procédure de vérification diligente. Steadright avait conservé la possibilité de se retirer si ces contrôles faisaient apparaître des anomalies significatives.
Un premier examen technique avait été réalisé par KiProCon GmbH & Co. KG, chargé de préparer un rapport préliminaire dans le cadre de la transaction.
Le projet comportait également des dispositions relatives à la gouvernance de la future structure. Une fois l’acquisition finalisée, les décisions importantes concernant le capital, notamment les augmentations de capital et les ventes d’actifs majeurs, auraient nécessité l’accord d’actionnaires représentant au moins 75 % des droits de vote.
L’abandon annoncé le 6 octobre met ainsi un terme à une opération destinée à renforcer les moyens industriels de Steadright sur le marché marocain. Les informations communiquées ne précisent toutefois pas les raisons exactes de cette décision, ni si celle-ci résulte des vérifications préalables prévues dans l’accord de juin.


