Mondial 2026 : l’Écosse se méfie des Lions de l’Atlas

Après sa courte victoire face à Haïti, 1-0, lors de la première journée du Groupe C de la Coupe du monde 2026, l’Écosse se tourne déjà vers son prochain rendez-vous contre le Maroc, prévu vendredi à Boston. Un match que la sélection de Steve Clarke aborde avec prudence, au regard du niveau affiché par les Lions de l’Atlas face au Brésil.

Dans la presse écossaise et anglaise, les analyses convergent. La Tartan Army a pris trois points importants pour son entrée dans le tournoi, mais elle devra hausser nettement son niveau face à une sélection marocaine désormais installée parmi les meilleures équipes mondiales. Le Maroc a marqué les esprits en tenant en échec le Brésil, 1-1, lors de son premier match, confirmant son statut de prétendant sérieux dans ce groupe.

Steve Clarke n’a pas cherché à minimiser la difficulté de la suite. Après la rencontre face à Haïti, le sélectionneur écossais a rappelé que son équipe allait affronter « deux équipes du Top 10 mondial », en référence au Maroc et au Brésil. « Les deux prochains matchs contre des équipes du Top 10 mondial seront difficiles », a-t-il déclaré, tout en estimant que la victoire initiale permettait à son groupe d’aborder ces rendez-vous « avec un peu moins de pression ».

Ce respect affiché en Écosse traduit l’évolution du regard porté sur les Lions de l’Atlas. The Scotsman rappelle que le Maroc, septième au dernier classement FIFA, s’est durablement installé dans le haut niveau international depuis sa demi-finale historique au Mondial 2022 au Qatar.

La prestation marocaine contre le Brésil a particulièrement retenu l’attention des observateurs britanniques. Plusieurs médias écossais ont relevé la qualité technique, la vitesse d’exécution et la maîtrise collective des hommes de Mohamed Ouahbi face à l’un des favoris de la compétition.

The Guardian estime, de son côté, que l’Écosse devra afficher un tout autre visage après une prestation jugée laborieuse contre Haïti. Malgré le but de John McGinn et les trois points obtenus, les Écossais ont souvent manqué de contrôle et ont dû résister à la pression haïtienne dans les dernières minutes.

« Le Maroc et le Brésil sont deux équipes classées parmi les meilleures au monde. Ce seront des matchs très difficiles », a reconnu le milieu écossais Lewis Ferguson, cité par les médias britanniques.

Dans les débats qui animent la presse écossaise, un constat revient avec insistance. Le Maroc n’est plus regardé comme un outsider. Aux côtés du Brésil, il apparaît comme l’un des adversaires les plus redoutables du groupe et comme un concurrent direct pour les premières places.

Le souvenir du Mondial 1998 nourrit aussi cette prudence. Lors de la phase de groupes en France, le Maroc avait largement battu l’Écosse, 3-0, un résultat encore cité comme l’une des grandes désillusions du football écossais.

Malgré l’enthousiasme suscité par la victoire contre Haïti, plusieurs analystes écossais estiment qu’un match nul face au Maroc constituerait déjà un résultat positif dans la course à la qualification. À Boston, l’Écosse sait qu’elle retrouvera une sélection marocaine qui aspire désormais à rivaliser durablement avec les grandes nations du football mondial.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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