Le parquet de Rabat a écarté toute thèse suspecte autour du décès du journaliste malien Soumaré Mohamed Cheick Tidiane, survenu le 14 janvier dernier dans un appartement de la capitale. Le procureur général du Roi près la Cour d’appel a formellement démenti les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le décès aurait été lié à ses prises de position en faveur d’une sélection arabe engagée dans la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.
Dans son communiqué, le parquet précise que la police a été alertée par une équipe médicale privée, dépêchée sur place après l’appel d’un proche du défunt. Une enquête judiciaire a été immédiatement ordonnée. Les éléments de la police judiciaire, accompagnés des techniciens de la police scientifique, se sont rendus dans le logement, situé dans un quartier résidentiel de Rabat.
Soumaré Mohamed Cheick Tidiane, journaliste indépendant d’origine malienne, était arrivé au Maroc le 2 janvier via l’aéroport Mohammed V. Lors de leur intervention, les enquêteurs ont retrouvé dans l’appartement le Consul du Mali ainsi qu’un ami du défunt, lui aussi journaliste, accrédité pour la CAN. Ce dernier a indiqué avoir été alerté par un message de Soumaré, mentionnant une dégradation soudaine de son état de santé.
Ne parvenant pas à ouvrir la porte, verrouillée de l’intérieur, l’ami du journaliste avait sollicité une ambulance. À leur arrivée, les secouristes ont forcé l’entrée et découvert le corps sans vie dans la chambre. Aucune trace de violence n’a été relevée, selon les premières constatations. Des médicaments et divers effets personnels ont été retrouvés à proximité.
La dépouille a ensuite été transférée à la morgue. L’autopsie a conclu à une mort naturelle, provoquée par une embolie pulmonaire consécutive à une élévation brutale de la pression artérielle. Aucun élément recueilli par les enquêteurs ne corrobore les spéculations relayées sur les réseaux sociaux.
