Le secteur de la pêche côtière et artisanale a connu un net ralentissement en 2025. D’après les données publiées par l’Office national des pêches (ONP), les produits commercialisés ont généré une valeur totale de 10,11 milliards de dirhams, soit un repli de 4 % par rapport à l’année précédente. En volume, le recul est plus marqué : les débarquements se sont limités à 1.132.801 tonnes, en baisse de 15 % sur un an.
Le détail par espèce révèle des dynamiques contrastées. Les coquillages enregistrent la plus forte progression, avec une envolée de 577 % en valeur et une hausse spectaculaire de 840 % en volume, atteignant 956 tonnes. Les algues et le poisson blanc affichent également des résultats positifs, avec des valeurs en hausse de 25 % et 7 %, et des volumes en progression respectivement de 21 % (27.010 T) et 7 % (137.569 T).
À l’inverse, les poissons pélagiques, qui représentent la majeure partie des débarquements, accusent une baisse notable de 18 % en volume (909.750 T) et de 8 % en valeur. Les céphalopodes reculent dans les mêmes proportions en volume, avec 49.876 tonnes débarquées (-18 %), et voient leur valeur chuter de 6 %. Les crustacés, plus stables, enregistrent des baisses plus modérées, avec un volume de 7.640 tonnes (-6 %) et une valeur en retrait de 1 %.
La ventilation géographique montre une domination persistante de l’Atlantique. Les ports de cette façade ont totalisé 1.117.732 tonnes de produits, soit une baisse de 15 % par rapport à 2024, pour une valeur estimée à 9,46 milliards de dirhams (-5 %). À l’opposé, les ports de la Méditerranée progressent légèrement, avec un volume en hausse de 7 % (15.069 T) et une valeur atteignant 651,16 millions de dirhams, en augmentation de 3 %.
Dans un contexte de pressions multiples sur les ressources halieutiques, ces résultats traduisent à la fois une évolution de la composition des débarquements et une différenciation marquée selon les zones et les espèces.




