L’action de Predator Oil & Gas Holdings PLC a perdu 38% de sa valeur, tombant à 0,83 pence, après la publication de premières conclusions peu encourageantes concernant le puits MOU-6, situé au Maroc. Ce recul rapproche le titre de son plus bas niveau sur douze mois, sa cotation ayant évolué entre 0,72 et 5,52 pence sur cette période.
La compagnie pétrolière et gazière, domiciliée à Jersey, n’a détecté aucun afflux de fluides provenant du réservoir lors des essais réalisés sur le puits. Les opérations de perforation avaient pourtant été menées à bien sur une section de 19,8 mètres, située entre 825,7 et 845,5 mètres de profondeur.
Une intervention utilisant de l’azote pour favoriser la remontée des fluides n’a permis de récupérer que du diesel et de la saumure issus des opérations de complétion. Selon Predator, cette absence de production pourrait résulter de deux caractéristiques du réservoir, à savoir une perméabilité insuffisante des formations rocheuses et une concentration limitée de gaz.
Les résultats définitifs des diagraphies, après traitement, confirment des caractéristiques géologiques moins favorables que celles relevées sur les précédents forages de la compagnie. Les niveaux de porosité, de perméabilité et de saturation en gaz du MOU-6 se révèlent sensiblement plus faibles que ceux mesurés dans les puits MOU-1, MOU-3 et MOU-4.
Face à ces observations, Predator a décidé d’interrompre provisoirement les opérations sur MOU-6. La possibilité de poursuivre le forage à une profondeur supérieure reste à l’étude. Des travaux techniques supplémentaires devront également déterminer si les formations concernées présentent un intérêt pour une exploitation gazière non conventionnelle.
Le directeur général du groupe, Paul Griffiths, a reconnu sa déception devant des résultats qui ne correspondent pas aux prévisions établies avant le forage. Il estime néanmoins que les informations géologiques et techniques obtenues constituent des éléments utiles pour les prochaines évaluations.
La compagnie entend désormais privilégier les discussions engagées avec ses partenaires et l’organisation de sa prochaine campagne de forage à Trinité, où elle prépare le puits Snowcap-3.


