Predator Oil & Gas tente de reprendre la main sur son récit financier en plaçant le Maroc au premier plan de ses perspectives. La société basée à Jersey, sanctionnée en Bourse après la publication de ses résultats annuels, insiste sur l’avancement de ses actifs marocains et sur les forages prévus en 2026 pour convaincre les marchés que la dégradation de ses pertes ne résume pas sa trajectoire.
Le titre a reculé de 14 pour cent à 3,50 pence, après l’annonce d’une perte avant impôts portée à 3 millions de livres sterling en 2025, contre 2,1 millions un an plus tôt. Cette baisse intervient malgré un premier chiffre d’affaires de 938 835 livres sterling, alors que l’entreprise n’avait encore généré aucun revenu lors de l’exercice précédent.
Face à cette réaction négative, Predator Oil & Gas met en avant deux messages destinés à rassurer les investisseurs. Le premier concerne sa situation financière, puisque la société rappelle qu’elle reste sans dette. Le second porte sur ses relais de croissance, avec une attention particulière accordée au Maroc et à Trinité.
Le Maroc occupe une place centrale dans cette communication. La compagnie souligne les progrès réalisés dans le Royaume, notamment autour de ses actifs et des préparatifs liés aux forages attendus en 2026. En mettant l’accent sur cette échéance, Predator Oil & Gas cherche à déplacer le regard du marché, des pertes actuelles vers le potentiel opérationnel de ses projets marocains.
Cette stratégie de communication intervient à un moment délicat. L’entreprise dispose désormais de revenus, mais ceux-ci restent insuffisants pour compenser l’alourdissement des pertes. Le choix de rappeler l’absence d’endettement et les avancées au Maroc vise donc à montrer que la société conserve une marge de manœuvre pour poursuivre son calendrier industriel.
Pour les investisseurs, le Royaume apparaît comme l’un des principaux leviers susceptibles de redonner de la visibilité au dossier. Les forages annoncés pour 2026 deviennent ainsi un jalon important, à la fois pour confirmer la valeur des actifs marocains et pour soutenir la crédibilité du plan de développement de Predator Oil & Gas.
La société ne cherche pas seulement à commenter ses comptes. Elle tente de convaincre que 2025 marque une étape de transition, avec l’apparition des premiers revenus, un bilan sans dette et des projets marocains appelés à prendre davantage de poids dans son profil opérationnel.



