Les marchés céréaliers évoluent sans heurts ces derniers jours, dans un contexte d’offre abondante et d’apaisement des tensions climatiques. Pour le Maroc, cette configuration internationale intervient alors que la campagne agricole laisse entrevoir un net redressement après plusieurs années difficiles.
À l’échelle mondiale, la production de blé est attendue en hausse de 5 pour cent pour la campagne 2025-2026, à 842 millions de tonnes selon les données américaines. Les stocks demeurent conséquents chez les principaux exportateurs et l’Inde a annoncé l’autorisation d’exporter 2,5 millions de tonnes supplémentaires. Dans le même temps, les conditions météorologiques se sont améliorées dans plusieurs régions clés, notamment en Europe et au Maroc.
Pour le Royaume, cette évolution climatique marque un tournant. Après sept années de sécheresse et des récoltes particulièrement faibles, les premières estimations avancées par certains opérateurs tablent sur une production céréalière comprise entre 8 et 9 millions de tonnes, soit presque le double de celle enregistrée l’an dernier. Des pluies jugées favorables ont contribué à relancer les perspectives, réduisant temporairement la pression sur l’approvisionnement intérieur.
Dans ce contexte, la détente des prix internationaux du blé et du maïs constitue un facteur supplémentaire de respiration pour le marché marocain, fortement dépendant des importations lors des campagnes déficitaires. Sur les places européennes, le blé s’échangeait autour de 190,75 euros la tonne pour l’échéance de mars, tandis que le maïs évoluait à 189,75 euros.
La combinaison d’une offre mondiale abondante et d’une amélioration des conditions climatiques locales pourrait ainsi atténuer la facture des importations et stabiliser le marché national à court terme. Reste à confirmer, au fil des mois, la consolidation de la campagne agricole et son impact réel sur les équilibres céréaliers du pays.





