D’ici 2035, la tomate restera un produit central dans l’alimentation européenne, mais sa production sur le continent risque de plafonner. Face à la hausse des coûts, à la raréfaction de la main-d’œuvre et à un cadre environnemental de plus en plus contraignant, la filière européenne pourrait voir ses surfaces se stabiliser, voire reculer, accentuant sa dépendance aux importations venues du bassin méditerranéen.
Selon les données de la FAO relayées par le site AgriMaroc, la production mondiale de tomates a atteint 188,5 millions de tonnes en 2024, réparties sur 5,1 millions d’hectares. Dans ce paysage mondial, le Maroc confirme sa place de fournisseur stratégique. Le pays produit environ 1,7 million de tonnes par an, avec un rendement moyen de 10 kg par mètre carré. Il s’appuie sur une filière export solide, largement orientée vers le marché européen.
Les besoins croissants de l’Union européenne, notamment en dehors des périodes de production locale, devraient offrir au Maroc de nouvelles opportunités pour consolider sa présence commerciale. À moyen terme, la dynamique du marché joue en faveur du Royaume, devenu un partenaire incontournable pour les importateurs européens.




