Risma double son bénéfice au S1 2026 et réduit de moitié sa dette nette

Risma a terminé le premier semestre 2026 sur une progression de son activité et de sa rentabilité, accompagnée d’une forte réduction de son endettement. Le groupe hôtelier affiche un chiffre d’affaires de 863 millions de DH et un résultat net part du groupe publié de 313 millions de DH au 30 juin.

À périmètre comparable, les revenus progressent de 15 % par rapport aux six premiers mois de 2025. Cette évolution repose principalement sur l’augmentation du nombre de nuitées, avec une contribution particulièrement importante des établissements positionnés sur les segments luxe et haut de gamme.

Le remplissage des hôtels s’améliore dans le même temps. Le taux d’occupation atteint 64 % au premier semestre, soit cinq points de plus qu’un an auparavant.

Cette hausse de l’activité se répercute sur les performances opérationnelles. L’excédent brut d’exploitation s’établit à 359 millions de DH, en progression de 22 % à périmètre comparable. Une fois les éléments exceptionnels neutralisés, sa croissance atteint 29 %, contre une base retraitée de 278 millions de DH au premier semestre 2025.

Le résultat avant impôts suit la même trajectoire et passe de 160 à 212 millions de DH à périmètre comparable, soit une hausse de 32 %. Hors éléments exceptionnels, sa progression atteint 48 % par rapport à une base retraitée de 143 millions de DH un an plus tôt.

Le résultat net part du groupe publié connaît une évolution beaucoup plus marquée, puisqu’il atteint 313 millions de DH contre 135 millions de DH à période comparable. Cette hausse de 132 % intègre toutefois l’effet des cessions réalisées par Risma.

Hors éléments exceptionnels, le RNPG ressort à 144 millions de DH, contre 118 millions un an auparavant, ce qui correspond à une progression de 22 %. Cette amélioration intervient alors que la fiscalité s’est alourdie. La charge d’impôt sur les sociétés retraitée des éléments exceptionnels atteint 50 millions de DH, contre 15 millions au premier semestre 2025.

Dans le détail, Risma attribue 44 millions de DH de la progression de son RNPG publié à l’activité et 169 millions aux cessions. L’évolution de la fiscalité représente pour sa part un impact négatif de 35 millions de DH.

Le semestre a également été marqué par un net désendettement. La dette nette a été ramenée à 1,029 milliard de DH au 30 juin, contre 1,968 milliard à fin décembre 2025, soit une baisse proche de 48 %. Le levier financier recule dans le même temps de 52 % à 29 %.

Deux opérations ont particulièrement contribué à cette évolution. Risma a réalisé une augmentation de capital de 500 millions de DH et cédé le Sofitel Casablanca Tour Blanche. Le groupe estime que le renforcement de sa structure financière qui en résulte augmente ses capacités de financement pour les projets prévus dans le cadre de CAP 2030.

Risma anticipe la poursuite de la dynamique observée au premier semestre durant la deuxième partie de l’année, sous réserve d’un événement susceptible de peser significativement sur le tourisme international. Le nouveau modèle de franchise, entré en vigueur le 1er avril, produira ses effets sur l’ensemble des six mois du second semestre, contre trois mois seulement sur les comptes arrêtés à fin juin.

La cession du Sofitel Casablanca Tour Blanche, effective depuis le 7 mai, aura elle aussi un impact sur un semestre complet. Selon Risma, l’opération a mis fin aux pertes récurrentes générées par cet actif.

Le groupe poursuit parallèlement son programme de développement. Les travaux du futur Sofitel de Tanger démarrent en septembre, tandis que d’autres projets restent à l’étude. Risma, qui compte actuellement 23 hôtels, vise un portefeuille de 28 établissements dans le cadre de CAP 2030.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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