Les tensions entre l’Italie et l’Espagne autour de la gestion migratoire à Sebta se prolongent. Rome a décidé de maintenir pendant une semaine supplémentaire les restrictions à la libre circulation avec l’Espagne, selon une source gouvernementale italienne citée vendredi 16 octobre 2026.
Cette nouvelle prolongation intervient alors que Madrid a également suspendu ses accords de Schengen avec l’Italie jusqu’au 22 octobre. Les deux pays ont ainsi engagé des mesures réciproques qui affectent leurs relations dans le domaine de la circulation au sein de l’espace européen.
À l’origine du différend figure l’arrivée d’un nombre important de migrants à Sebta. C’est dans ce contexte que le gouvernement italien avait annoncé, le 31 juillet dernier, une première suspension des dispositions de Schengen avec l’Espagne.
Depuis cette date, Rome a reconduit sa décision à plusieurs reprises. La dernière prolongation annoncée vendredi maintient les restrictions italiennes pour une semaine supplémentaire.
Le désaccord oppose directement deux États membres de l’Union européenne. L’Italie justifie ses mesures par la situation migratoire à Sebta, tandis que l’Espagne conteste la réponse adoptée par les autorités italiennes.
Madrid avait vivement réagi dès le mois d’août. Le gouvernement espagnol avait alors dénoncé une décision qu’il jugeait injustifiée et discriminatoire envers les citoyens espagnols, estimant également qu’elle portait atteinte aux intérêts de l’Union européenne.
La réponse espagnole s’est traduite par la suspension de ses propres accords de Schengen avec Rome, prolongée jusqu’au 22 octobre.
Malgré ces tensions, les deux gouvernements envisagent de poursuivre leurs échanges. D’après la source gouvernementale italienne, les ministres de l’Intérieur des deux pays doivent examiner dans les prochains jours d’autres possibilités de coopération.
Le Maroc ressort dans ce dossier en raison de sa proximité géographique avec Sebta, point de passage concerné par les mouvements migratoires évoqués par les autorités italiennes. Les décisions annoncées relèvent toutefois des gouvernements italien et espagnol et concernent leurs engagements respectifs en matière de libre circulation.


