Le Maroc apparaît dans les comptes semestriels d’UTI Group à travers sa filiale implantée à Marrakech. Détenue à 100 % par le groupe français de services informatiques, UTI Group Maroc fait partie du périmètre de consolidation de l’entreprise, qui a enregistré une hausse de 21 % de son chiffre d’affaires au premier semestre 2026.
La filiale marocaine, créée en novembre 2022 et domiciliée dans le quartier de Guéliz, a enregistré 20 000 euros de charges de personnel au cours des six premiers mois de l’année, contre 32 000 euros durant la même période en 2025. Cette évolution représente une baisse de 37,5 %, selon les données publiées dans le rapport financier semestriel du groupe.
UTI Group ne communique toutefois pas de chiffre d’affaires distinct pour son entité marocaine. Ses activités sont regroupées dans un seul secteur opérationnel consacré aux prestations informatiques, sans ventilation spécifique des résultats par filiale étrangère.
Au niveau consolidé, l’entreprise française a réalisé 12,78 millions d’euros de revenus entre janvier et juin 2026, contre 10,55 millions d’euros un an auparavant. Cette progression s’accompagne néanmoins d’une rentabilité toujours négative, malgré une réduction des pertes.
Le résultat opérationnel ressort ainsi à une perte de 332 000 euros, contre 459 000 euros au premier semestre 2025. La perte nette a également diminué, passant de 411 000 à 339 000 euros.
La trésorerie du groupe s’établissait à 1,12 million d’euros au 30 juin 2026, contre 1,47 million d’euros à la clôture de l’exercice précédent. Ses capitaux propres ont parallèlement reculé de 518 000 à 162 000 euros.
Le rapport précise que les opérations réalisées avec la filiale marocaine ne représentent pas une exposition significative aux fluctuations des devises. UTI Group indique ainsi ne pas avoir mis en place de couverture spécifique contre le risque de change.
Le groupe, dont les titres sont cotés sur Euronext Paris, poursuit ses activités dans un environnement marqué par une demande informatique peu dynamique et une pression concurrentielle sur les marges. Son chiffre d’affaires a progressé au premier semestre, mais cette croissance n’a pas encore permis un retour à la rentabilité.


