La région Souss-Massa s’apprête à renforcer fortement ses capacités de production d’eau dessalée. Un nouveau projet est en préparation entre Tiznit et Chtouka-Aït Baha, avec un investissement estimé à près de 15 milliards de dirhams.
La future station devrait produire jusqu’à 350 millions de m³ d’eau par an. La majeure partie de ce volume, soit 250 millions de m³, serait destinée à l’irrigation. Les 100 millions de m³ restants serviraient à l’alimentation en eau potable.
Les provinces de Tiznit, Chtouka-Aït Baha et Taroudant figurent parmi les principales zones concernées. Le projet doit être raccordé à un réseau hydraulique couvrant les bassins de Massa, El Guerdane et Souss.
L’objectif est de mieux répartir les ressources disponibles entre les besoins agricoles et ceux des populations. La nouvelle capacité doit également contribuer à réduire la pression exercée sur les nappes souterraines, fortement sollicitées dans une région où l’agriculture occupe une place importante.
Le projet intègre aussi une dimension énergétique. La station devrait être alimentée entièrement par des énergies renouvelables afin de limiter les coûts d’exploitation et l’empreinte carbone liée au dessalement.
Cette future infrastructure prolongera les efforts déjà engagés dans la région avec la station de Douira, à Chtouka-Aït Baha, qui alimente une partie du Grand Agadir en eau potable et en eau destinée à l’irrigation.
Avec une capacité annuelle de 350 millions de m³, le nouveau projet marquerait toutefois un changement d’échelle dans le recours au dessalement à Souss-Massa.
Les études techniques, environnementales et foncières sont actuellement en cours, parallèlement aux procédures administratives. La réalisation du projet est envisagée dans le cadre d’un partenariat public-privé.


