Mawazine 2026 poursuit le dévoilement de sa programmation avec trois nouveaux rendez-vous qui illustrent l’amplitude musicale du festival, entre patrimoine marocain, pop urbaine et grandes scènes africaines. Sanae Marahati, Jaylann et Stonebwoy rejoignent ainsi l’affiche de cette édition, chacun dans un registre distinct et sur une scène différente.
Le 20 juin, la scène Bouregreg accueillera Stonebwoy, l’une des figures les plus en vue de la musique ghanéenne. Chanteur, auteur-compositeur et producteur, Livingstone Etse Satekla, de son vrai nom, s’est imposé par un univers qui relie reggae, dancehall, afropop et afrobeats. Son passage à Rabat s’annonce comme l’un des temps forts africains de cette édition, porté par une énergie scénique qui a largement contribué à son rayonnement au-delà du Ghana.
Le Théâtre National Mohammed V fera place, le 23 juin, à Sanae Marahati. La chanteuse marocaine y défendra un répertoire profondément attaché aux grandes traditions musicales du Royaume. Son nom reste associé au melhoun, au gharnati et aux formes classiques du chant marocain. À travers son travail, elle poursuit une démarche centrée sur la transmission et la préservation d’un patrimoine qu’elle porte avec sobriété, précision et sensibilité.
Deux jours plus tard, le 25 juin, Jaylann montera sur la scène Nahda. Née à Rabat, Khaoula Moujahid, connue du public sous son nom d’artiste, incarne une nouvelle génération d’artistes marocaines tournées vers les sonorités actuelles. Sa musique mêle pop, afrobeats, influences urbaines et accents marocains, avec une présence scénique pensée pour le contact direct avec le public.
Ces trois annonces confirment la volonté de Mawazine de faire dialoguer plusieurs territoires musicaux. Le festival réserve une place au patrimoine national, accompagne l’essor de la pop marocaine et maintient son ouverture sur les grandes voix du continent africain. Entre l’élégance de Sanae Marahati, l’énergie de Jaylann et la puissance rythmique de Stonebwoy, l’édition 2026 dessine une programmation où Rabat reste un carrefour de scènes, de générations et d’identités musicales.

