Accueil Business Teleperformance : chaise musicale dans le tour de table

Teleperformance : chaise musicale dans le tour de table

Teleperformance : chaise musicale dans le tour de table

Le tour de table de Teleperformance connaît une véritable chaise musicale depuis le début de l’année. Plusieurs grands investisseurs internationaux enchaînent les franchissements de seuil, les montées rapides au capital et les ajustements de position, sans qu’un nouvel actionnaire de contrôle ne s’impose pour autant.

Le mouvement le plus spectaculaire concerne The Goldman Sachs Group. Début avril, la banque américaine a bondi au-dessus de 10 % du capital avant de revenir légèrement sous ce seuil dès le lendemain, à 9,89 %. Cette progression fulgurante tranche avec sa situation du mois de mars, où Goldman Sachs était encore repassé sous les 5 %.

En parallèle, BlackRock a renforcé sa présence au capital en dépassant largement les 5 %, avec une participation proche de 8,75 %. Morgan Stanley a de son côté ajusté sa position en repassant sous les 5 % des droits de vote tout en restant présent à hauteur de plus de 5 % du capital.

Au milieu de ces mouvements, Saham Investments IV s’est imposé comme l’actionnaire de référence du groupe. La structure liée à Moulay Hafid Elalamy détient désormais près de 20 % du capital après une forte montée réalisée début mars via un equity swap.

Cette succession de franchissements donne l’image d’un capital en recomposition permanente. Les grands fonds américains montent, redescendent ou ajustent leurs lignes au gré de leurs arbitrages, tandis que Saham renforce progressivement sa place dans le groupe.

Malgré cette agitation, aucun actionnaire ne dispose aujourd’hui du contrôle de Teleperformance. Le capital reste éclaté entre plusieurs investisseurs de poids, ce qui entretient cette impression de chaise musicale autour du groupe.

Quitter la version mobile