Le Maroc figure parmi les pays retenus dans un programme international visant à élargir l’accès à un nouveau traitement de prévention du VIH, porté par les États-Unis, le Fonds mondial et le laboratoire Gilead. Cette initiative ambitionne de toucher jusqu’à trois millions de personnes à l’horizon 2028.
Après une première phase de déploiement dans neuf pays africains, le dispositif s’apprête à s’étendre à douze nouvelles destinations. Le Maroc fait partie de cette seconde vague, aux côtés de plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, signe de son intégration dans les efforts globaux de lutte contre le VIH.
Au cœur de ce programme, le lénacapavir se distingue par son mode d’administration. Ce traitement, injecté deux fois par an, offre une alternative aux prises quotidiennes de prophylaxie. Il vise à lever certaines contraintes liées à l’observance, notamment les oublis ou les difficultés d’accès régulier aux médicaments.
Les premières données communiquées par le Fonds mondial montrent une adoption notable au sein des populations considérées comme prioritaires. Les femmes enceintes ou allaitantes, les adolescentes et les jeunes femmes figurent parmi les principales bénéficiaires, tout comme les personnes accédant pour la première fois à ce type de prévention.
L’accord conclu avec Gilead prévoit la mise à disposition de volumes suffisants pour atteindre jusqu’à deux millions de personnes sur une période de trois ans dans les pays à revenus faibles. Parallèlement, des licences ont été accordées à des fabricants de génériques afin d’élargir l’offre et de réduire les coûts à terme.
L’intégration du Maroc dans ce dispositif traduit une volonté d’élargir l’accès aux innovations thérapeutiques et de renforcer les stratégies de prévention, dans un cadre coordonné à l’échelle internationale.
