Université publique : la fronde s’élargit contre les frais imposés aux fonctionnaires

La nouvelle tarification appliquée aux formations universitaires à temps aménagé continue de susciter des réactions à l’approche de la rentrée 2026-2027. La Fédération nationale de l’enseignement, affiliée à l’UMT, rejette à son tour les frais imposés aux fonctionnaires qui souhaitent reprendre ou poursuivre des études dans les universités publiques.

Ce dispositif concerne directement les agents de l’administration qui cherchent à concilier activité professionnelle et cursus universitaire. Pour la FNE-UMT, leur demander de payer pour accéder à ces formations remet en cause le principe de gratuité de l’enseignement public et complique l’accès à la formation continue.

L’organisation syndicale estime que ces cursus jouent un rôle important dans l’évolution professionnelle des fonctionnaires. Ils permettent d’approfondir leurs connaissances, d’acquérir de nouvelles compétences ou encore de poursuivre des travaux de recherche tout en restant en poste.

La Fédération critique également une orientation qu’elle assimile à une logique de marchandisation de l’université publique. Elle redoute que le coût des formations devienne un filtre entre les fonctionnaires capables de supporter ces dépenses et ceux qui seraient contraints d’abandonner leur projet d’études.

Pour la FNE-UMT, la question dépasse donc la seule tarification. Elle touche à l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur et au droit des agents publics à améliorer leurs qualifications tout au long de leur carrière.

L’organisation considère que la formation continue devrait être encouragée par des mécanismes d’accompagnement et non rendue plus coûteuse. Elle estime que les fonctionnaires qui reprennent leurs études investissent déjà du temps et des efforts dans leur progression académique et professionnelle.

La Fédération appelle ainsi le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation ainsi que le gouvernement à revenir sur cette mesure.

Elle réclame également le maintien d’un accès équitable aux formations universitaires et appelle les organisations syndicales et éducatives à se mobiliser contre les dispositions qu’elle juge défavorables aux salariés du secteur public.

La contestation ne se limite plus à la seule FNE-UMT. D’autres voix se sont déjà élevées contre ces frais, ce qui installe progressivement le dossier parmi les sujets sensibles de la prochaine rentrée universitaire.

Au-delà du désaccord sur le coût des formations, le débat porte désormais sur la place que l’université publique doit réserver à la formation continue des fonctionnaires et sur les conditions financières dans lesquelles celle-ci doit être accessible.

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L'invité du Nouvelliste Maroc

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