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lundi 5 janvier 2026

Virus MERS-CoV : que risque vraiment le Maroc ?

Alors que le Maroc s’apprête à vivre deux périodes de forte affluence, avec l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et le départ croissant de fidèles pour l’Omra à l’approche du Ramadan, les autorités sanitaires surveillent de près tout risque d’importation de maladies infectieuses. Parmi elles, le MERS-CoV, un coronavirus rare mais à haut taux de mortalité, fait l’objet d’une attention particulière. Pour autant, les experts se montrent rassurants.

L’Organisation mondiale de la santé a récemment réitéré son appel à la vigilance face à ce virus identifié pour la première fois au Moyen-Orient. Bien que potentiellement grave, sa diffusion reste localisée. À ce jour, aucun cas n’a été détecté au Maroc ni en Afrique subsaharienne, et la transmission entre humains demeure limitée.

Pour rappel, le MERS-CoV appartient à la même famille que le SARS ou le Covid-19, mais se distingue par un mode de propagation bien moins efficace. Sa dangerosité réside dans son taux de létalité élevé, avoisinant les 35 %, en particulier chez les personnes vulnérables. Les formes sévères se traduisent souvent par une détresse respiratoire aiguë nécessitant une prise en charge hospitalière.

La transmission du virus reste essentiellement liée au contact avec les dromadaires, réservoirs reconnus de la maladie. Les contaminations surviennent lors de contacts rapprochés avec les animaux ou à travers la consommation de leurs produits crus ou mal préparés. La transmission interhumaine, quant à elle, reste rare et se limite généralement à des contextes spécifiques comme les foyers familiaux ou les établissements de soins.

Le contexte actuel n’appelle pas à une inquiétude excessive. Ni les grands rassemblements liés à la CAN, ni les flux de voyageurs vers ou en provenance du Maroc ne constituent, selon lui, des facteurs de risque majeurs pour le MERS. Le virus reste concentré dans certaines régions du Golfe et n’a pas montré de mutation récente favorisant une propagation plus large.

En l’absence de vaccin ou de traitement spécifique, la prévention reste la seule réponse possible. Les mesures recommandées sont simples mais efficaces : éviter les contacts avec les dromadaires, ne pas consommer de lait ou de viande issus de ces animaux sans cuisson ou pasteurisation, respecter les règles d’hygiène, et rester attentif aux symptômes après un séjour en zone à risque.

Le ministère de la Santé, de son côté, a activé un dispositif de surveillance renforcée couvrant l’ensemble des risques sanitaires potentiels liés aux flux de voyageurs. L’objectif est de détecter rapidement tout cas suspect et d’intervenir sans délai.

Pour les experts, la meilleure réponse reste la vigilance raisonnée. Le Maroc ne présente aujourd’hui aucun signal inquiétant, mais le suivi des évolutions internationales se poursuit. Dans ce contexte, la prévention reste essentielle, en particulier pour les voyageurs à destination du Moyen-Orient.

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