La Banque européenne d’investissement prévoit d’atteindre plus de 700 millions d’euros d’investissements au Maroc en 2026.
Selon Nadia Calviño, présidente du groupe BEI, le partenariat entre la BEI et le Maroc connaît une accélération, avec des financements qui ont triplé sur les cinq dernières années. La responsable européenne inscrit cette progression dans la continuité d’une relation ancienne, engagée en 1979, et qui a déjà permis à la Banque d’investir plus de 12 milliards d’euros dans le Royaume.
Ces financements ont concerné plusieurs domaines, parmi lesquels la sécurité énergétique, l’innovation et l’éducation. Nadia Calviño cite notamment le port de Tanger Med, le complexe solaire de Ouarzazate, l’Université euro-méditerranéenne de Fès et le câble sous-marin de fibre optique Medusa.
La BEI met en avant un alignement de priorités avec le Maroc, autour d’infrastructures plus résilientes, de la modernisation des réseaux de transport, de l’appui au secteur privé, ainsi que de l’éducation et de la scolarisation rurale, en particulier celle des jeunes filles.
Pour Nadia Calviño, la Banque intervient comme un levier des priorités entre l’Union européenne et le Maroc, en combinant prêts, assistance technique, subventions et garanties européennes. L’objectif affiché est de transformer les orientations politiques en projets concrets au bénéfice des citoyens et des entreprises.
La présidente de la BEI a également indiqué qu’en 2027, l’institution prendra la présidence des banques multilatérales de développement. Elle entend y mettre l’accent sur des partenariats fondés sur la confiance, l’alignement des priorités et des résultats concrets, à l’image de celui construit avec le Maroc.
L’enjeu, pour la Banque, est désormais d’accompagner plus rapidement la transformation du Royaume. Nadia Calviño cite la transition énergétique, la compétitivité industrielle, l’appui au secteur privé, la résilience des réseaux et l’intégration économique avec l’Europe parmi les axes appelés à changer d’échelle.

