Le port de Casablanca a traité 17 millions de tonnes de marchandises au cours du premier semestre 2026, en hausse de 7 pour cent par rapport à la même période de 2025, selon les données de l’Agence Nationale des Ports.
La progression s’est nettement accélérée en juin. Le trafic mensuel a atteint 3.532.053 tonnes, contre 2.680.112 tonnes un an plus tôt, soit une augmentation de 32 pour cent. Cette poussée confirme la place du port dans les flux d’approvisionnement et d’échanges du pays.
Les importations restent largement majoritaires. Elles représentent 75 pour cent du trafic global, avec 12.815.009 tonnes traitées sur les six premiers mois de l’année. Les exportations atteignent 4.186.933 tonnes, soit 25 pour cent du volume total.
Par rapport au premier semestre 2025, les importations progressent de 8 pour cent, tandis que les exportations avancent de 2 pour cent. Le port de Casablanca continue ainsi de jouer un rôle central dans l’alimentation de l’économie nationale, tout en maintenant son appui aux flux destinés aux marchés extérieurs.
Plusieurs segments affichent une évolution favorable. Les céréales importées atteignent 3,3 millions de tonnes, en hausse de 13 pour cent à fin juin. Les aliments de bétail poursuivent également leur croissance, avec 1,06 million de tonnes, soit une progression de 33 pour cent.
Le trafic conteneurisé franchit, lui, le seuil de 762.557 EVP, en hausse de 5 pour cent. Le roulier enregistre une progression plus marquée encore, avec 93.824 unités traitées, contre 69.318 au premier semestre 2025, soit une croissance de 35 pour cent.
Ces résultats interviennent dans un contexte opérationnel difficile. L’ANP évoque une période marquée par des conditions météorologiques extrêmes, un afflux important d’importations stratégiques et un incident maritime survenu le 25 février 2026, après la chute de conteneurs d’un porte-conteneurs à la suite de son appareillage.
Selon l’Agence, le port de Casablanca a maintenu la continuité des échanges et la sécurité des approvisionnements stratégiques du Royaume malgré ces contraintes. Les équipes portuaires ont travaillé en coordination avec les autorités, les concessionnaires et les opérateurs afin de renforcer le dispositif opérationnel.
Cette mobilisation a porté sur la coordination des interventions, la gestion des escales, l’optimisation des capacités d’accueil, l’adaptation de l’organisation des opérations et le traitement de l’incident maritime de février. L’objectif était de préserver la fluidité du service public portuaire et de sécuriser les chaînes logistiques durant cette période sensible.
L’exploitation du port est désormais revenue à un rythme normal, avec des délais de traitement des navires maîtrisés, indique l’ANP.
Cette performance s’inscrit dans une stratégie de transformation menée avec les différents intervenants de la place portuaire. Elle repose sur l’extension des capacités de traitement des conteneurs, la modernisation des terminaux, le développement des espaces logistiques et l’accélération de la digitalisation des opérations.
Le port de Casablanca maintient par ailleurs sa certification ISO 14001, qui atteste la conformité de son système de management environnemental aux standards internationaux. Cette certification traduit l’engagement du port en faveur d’une gestion responsable des ressources et d’une amélioration continue de sa performance environnementale.
Au terme du premier semestre 2026, le port de Casablanca confirme sa capacité à absorber une activité élevée, à assurer la continuité du service public portuaire dans des conditions complexes et à accompagner la croissance des échanges du Royaume.

