La confiance des ménages recule au T2 malgré une amélioration sur un an

Le moral des ménages marocains marque un nouveau repli. Au deuxième trimestre de 2026, l’indice de confiance des ménages s’est établi à 60,1 points, en baisse par rapport aux 64,4 points enregistrés au trimestre précédent. Il reste toutefois supérieur au niveau observé un an plus tôt, où il s’élevait à 54,6 points.

Les résultats de l’enquête trimestrielle du Haut-Commissariat au Plan traduisent une dégradation des perceptions sur plusieurs indicateurs liés au niveau de vie, à l’emploi et à la situation financière des foyers.

Près de huit ménages sur dix, soit 78,3 %, estiment que leur niveau de vie s’est détérioré au cours des douze derniers mois. Les perspectives ne sont guère plus optimistes puisque plus de la moitié des personnes interrogées anticipent une nouvelle dégradation au cours de l’année à venir.

Les inquiétudes restent également fortes concernant l’emploi. Plus de 57 % des ménages s’attendent à une hausse du chômage dans les douze prochains mois. Si cet indicateur s’améliore par rapport au même trimestre de l’année précédente, il se dégrade de nouveau par rapport au début de l’année 2026.

La consommation demeure, elle aussi, sous pression. Environ 65 % des ménages considèrent que la période actuelle ne se prête pas à l’achat de biens durables, signe que les arbitrages budgétaires restent particulièrement prudents malgré une légère amélioration de cet indicateur sur un an.

Sur le plan financier, près de six ménages sur dix déclarent que leurs revenus couvrent leurs dépenses courantes. En revanche, près de 39 % indiquent devoir puiser dans leur épargne ou recourir à l’endettement pour équilibrer leur budget, tandis qu’une très faible proportion affirme pouvoir épargner.

L’enquête met également en évidence un pessimisme persistant concernant l’épargne. Les perspectives demeurent très dégradées et les ménages continuent de douter de leur capacité à mettre de l’argent de côté au cours des prochains mois.

Les prix des produits alimentaires continuent eux aussi d’alimenter les préoccupations. Les opinions restent largement négatives, aussi bien sur l’évolution observée au cours des douze derniers mois que sur les anticipations pour l’année à venir.

Au final, si la confiance des ménages affiche un niveau supérieur à celui de l’an dernier, le recul enregistré par rapport au premier trimestre confirme que les incertitudes liées au pouvoir d’achat, au marché de l’emploi et au coût de la vie continuent de peser sur le moral des Marocains.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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