Les frais d’interchange appliqués aux paiements électroniques domestiques baisseront à compter du 1er octobre 2026. Bank Al-Maghrib a décidé de ramener leur plafond de 0,65 pour cent à 0,50 pour cent, dans le cadre de la réforme du marché marocain du paiement par carte.
La mesure a été adoptée le 6 juillet 2026. Elle s’accompagne d’un taux réduit de 0,15 pour cent pour les paiements effectués au profit du gouvernement et auprès des commerces de proximité.
Les frais d’interchange correspondent aux commissions versées entre établissements lors d’un paiement par carte. Leur plafonnement constitue l’un des principaux leviers utilisés par Bank Al-Maghrib pour agir sur le coût des transactions électroniques.
La Banque centrale avait fixé une première limite de 0,65 pour cent en octobre 2024. La nouvelle réduction intervient alors que le marché de l’acquisition monétique s’ouvre progressivement à plusieurs opérateurs.
Cette transformation est suivie conjointement par Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence. Les deux institutions ont tenu plusieurs réunions consacrées à la mise en œuvre des engagements pris par le Centre Monétique Interbancaire et ses banques actionnaires.
Le dispositif prévoit le retrait du CMI de l’activité d’acquisition monétique et l’arrivée de nouveaux établissements de paiement. Depuis le 1er novembre 2024, le centre ne peut plus prospecter de nouveaux commerçants.
Le CMI devait également transférer l’intégralité de son portefeuille de contrats commerçants. L’échéance avait été fixée au 31 janvier 2026 pour les contrats privés et au 30 avril 2026 pour les contrats publics.
Le centre conserve néanmoins sa fonction de plateforme technique de traitement. Les nouveaux opérateurs doivent pouvoir accéder à ses services dans des conditions équitables, transparentes et non discriminatoires.
Bank Al-Maghrib accompagne parallèlement les établissements de paiement dans le déploiement de leur activité d’acquisition. Cet encadrement porte notamment sur la sécurité des opérations, la continuité des services et la fiabilité des dispositifs de paiement.
La baisse annoncée pour octobre doit s’inscrire dans un marché désormais organisé autour de plusieurs acquéreurs. Cette évolution vise à renforcer la concurrence, diversifier les offres et réduire les commissions supportées par les commerçants.
Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence estiment que la transition s’est opérée sans rupture de service. Les deux autorités prévoient de poursuivre leur suivi afin de favoriser des solutions électroniques plus accessibles pour les commerçants et les particuliers.






